MAJ n°6.2 !
Le décompte des membres et la suppression des non-actifs ont été effectués le 1er septembre. Le prochain rendez-vous est donc fixé au 1er octobre.
Ça y est ! L'émission Produce U a touché à sa fin. Merci à tous pour votre participation !
Hiatus forcé de certains artistes de la DREAM, accident des FACTORY, croquis de Sunti, dernières rumeurs diverses, tout est discuté au sein de SHADOW, le forum sans concessions.
Absent ? En ralentissement ? Passe par ce sujet pour nous le signaler !
Pour votre santé, n'oubliez pas de manger 4 fruits et légumes par jour, une libellule (#Loris) et de pratiquer une activité physique régulière ! #SuHan
De nouveaux dés sont disponibles ! Venez tenter votre chance avec le dé du destin et avec la loterie !

☼ Sweet as sugar ~ Margie mochi ☼
Produce U :: Séoul :: HYEHWA (혜화)
Aller en bas 
Dim 1 Sep - 2:43
- -
http://produce-u.forumactif.com/t294-seon-lunaire-si-tu-continues-a-rever-tout-sera-possible
http://produce-u.forumactif.com/t370-seon-lunaire-les-etoiles-dans-le-ciel
http://produce-u.forumactif.com/t369-seon-lunaire-il-ne-faut-pas-oublier-ca-aussi
http://produce-u.forumactif.com/t624-seon-lunaire-telephone
Seon Lunaire
Points :
205
Age :
20
Messages :
761
soliste & compositeur (lune)


Sweet as sugar
featuring. @Baek Margaret

Some moments are like cotton candy.
They’re wonderful and sweet, but you know they won’t last.

Peu d’illusionnistes invoquaient aussi longtemps les rêves que Lunaire. Il était hanté par tout, sauf le présent, il vivait de plus en plus sa vie sous forme de clichés d’autres temps, idéalisant un passé qui ne reviendrait jamais. Le réel semblait juste lui échapper des mains, comme le fil d’un ballon de baudruche, et il regardait ce ballon monter au ciel vers les nuages avec confusion. Sa vie était devenu un long rêve, il ne s’en réveillait que peu. Tout lui semblait irréel, il s’y était fait. Fermant les yeux, il laissait aller et venir la mélancolie, ne sachant plus ce qu’il devait ressentir. Était-il encore lui-même ? Existait-il seulement ? Il ne se posait presque plus ces questions, tant y penser le menait toujours vers un ‘’non’’ catégorique.
Son regard s’était perdu sur la ville derrière la fenêtre. Les lieux lui paraissaient de plus en plus froids, gris, vides, impersonnels, sa ville natale lui manquait. Il avait désespérément envie de revoir sa mère, de sentir son parfum et de la serrer dans ses bras. Mais ça faisait huit longs mois qu’il ne lui avait plus adressé un mot, laissant ses messages sans réponses, fondant en larme à chaque nouvelle missive tant il ne savait plus quoi faire. Répondre maintenant, ce serait devoir tout expliquer, et il ne voulait rien dire. Ne rien lui dire, c’était la laisser s’éloigner, la voir disparaître, sentir son existence s’éteindre, oublier sa voix… Il s’accrochait stupidement à ce qu’il pouvait, pourchassait des rêves, le bonheur sans jamais pouvoir le saisir. Mais tout semblait toujours plus compliqué, il se disait souvent avec lassitude qu’il ferait peut-être mieux de disparaître bientôt. Et après ces pensées, il s’en voulait toujours. Mais à qui en parler ? Il ne le pouvait pas. C’était des mots qui ne pouvaient pas traverser ses lèvres, il ne pouvait pas dire ‘’Je vais mal, aidez-moi’’, il l’exprimait différemment, mais personne ne comprenait.
Il avait regardé l’écran de son téléphone s’allumer, ses lèvres formant un ‘’o’’ presque neutre. Parfois c’était juste comme ça, il se sentait loin, détaché de ses sentiments. Il avait beau être profondément attaché aux gens, s’ils n’étaient pas là, face à lui, penser à eux le rendait presque indifférent. Et ce sentiment faisait grandir la culpabilité, il s’en voulait toujours plus, cherchant à se blesser pour au moins se dire qu’il payait ces moments de quasi apathie. Contacter autrui était compliqué, il avait mis des heures à envoyer à Yun ce fichu message pour le féliciter de son comeback avec son groupe, voyageant entre son travail et le téléphone pour chercher les bons mots, ne pas se faire manger pour l’anxiété, qui lui soufflait déjà de tout abandonner.
Attrapant finalement l’appareil, il aperçut le prénom de Margaret à l’écran. Un mince sourire avait allumé son visage, tandis qu’il déverrouillait l’appareil pour lire le message en entier. Encore une fois, c’était des bribes de souvenirs qui se détachaient de sa mémoire, comme sortis d’un album photo, avec les sourires de la jeune fille, et toutes les autres palettes d’expressions qui la rendaient tellement attendrissante. Tout chez elle aspirait la sympathie, il avait juste envie de lui faire des câlins, et prendre soin d’elle comme d’un poussin. Elle n’était que douceur et innocence, elle méritait le bonheur plus que quiconque selon lui. Il était heureux d’avoir pu un jour rencontrer un être si pur. Malgré tout, son équilibre était fragile, elle essayait si dur de ne montrer que le meilleur… Lune savait combien c’était difficile, et il était reconnaissant qu’elle lui ait accordé un peu d’espace dans sa vie pour essayer de la faire sourire.
Il avait lu le message, un peu interrogateur face à la proposition de la jeune membre des Seven Diamonds. Aller à un café ? Le lieu proposé par Margaret n’était pas si loin de chez lui, ce qui l’arrangeait plutôt, mais il n’en avait jamais entendu parler. Il fallait dire qu’en dehors de ses balades nocturnes, et les fois où il se laissait traîner dehors par les autres, il ne sortait pas vraiment. Disons que sa vie tournait beaucoup autour de l’agence et de son appartement s’il n’y avait aucun acteur extérieur pour l’obliger à se bouger, il ne le ferait pas. Ces derniers temps, il était plutôt occupé avec cette idée de comeback, qui le torturait plus qu’autre chose. Il devrait être heureux, de travailler avec Hee Won, mais il se sentait juste inférieur, perdu, incapable, sans cesse malhonnête. C’était ce qu’il était, il ne se faisait pas d’illusions. Il se demandait juste ce qu’il faisait encore là. S’échapper de l’agence était une délivrance pour Lunaire, mais retourner chez lui était un cauchemar. Il craignait de croiser son colocataire, il craignait de faire des crises, il craignait de simplement faire des choses regrettables, ou de souffrir encore plus… Au final, il était juste prisonnier d’un espèce de rêve-réalité qui ne cessait plus de le tourmenter.
S’accrocher à des gens comme Margaret était essentiel. Même quand il oubliait leur existence, noyé dans ses délires, il savait que c’était temporel. Il n’aurait qu’à coller un sourire sur son visage, rire innocemment, et dire que tout allait bien. Agir normalement, surtout, ne rien laisser entrevoir... Il n’avait plus le droit à l’erreur. C’était déjà partit beaucoup trop loin avec Kang Jun parce qu’il avait été faible. Être trop émotif dans son état était plus que toxique. Il devait faire plus attention, ne rien laisser glisser, ne pas attirer l'attention, changer subitement de comportement etc. Il avait déjà eu très peur avec le message de Hee Won il y a plusieurs semaines, qui avançait s'inquiéter, et le soliste avait prit garde à ne plus rien laisser de trop louche traîner où que ce soit.

"Coucou Margie, d'accord pour le café tout à l'heure. Mais tu ne payes pas tout toute seule, on partage la note au moins, d'accord ? Je te fais confiance, si tu dis que c'est un bon endroit." avait il finalement répondu, se laissant ensuite retomber en arrière dans un soupir.

Lunaire ne pouvait vraiment rien lui refuser. Il fallait dire qu'imaginer Margaret avec ses yeux larmoyants de petit chaton malheureux empêchait de juste effleurer l'idée d'un refus. C'était sa petite sœur de cœur (n'en déplaise à Jeh Oon, il l'avait rencontrée avant), il était normal d'avoir envie de la voir heureuse, et de lui faire des câlins. Surtout que la membre des Seven Diamonds n'y semblait pas allergique, ce qui était évidemment formidable pour Lunaire, qui avait un besoin d'affection et de contacts quasi excessif.
Le soliste considérait Margaret comme sa "petite sœur", mais il avait un peu découvert sur le tard qu'il s'agissait... de son aînée. Bien évidemment, il avait fait mine de ne pas l'avoir découvert entre temps, voulant à tout prix, et d'une manière franchement puérile, pouvoir être son grand-frère adoptif. Bon, il avait son jumeau maintenant, mais l'idée d'être un petit-frère l'angoissait énormément, du fait que cette étiquette lui donnait l'impression d'être obligé de se reposer sur quelqu'un. Il avait terriblement du mal à faire confiance, il ne l'accordait que rarement... Et dévoiler ses failles ne faisait que creuser ses insécurités maladives.

Toujours est il que Lune s'était rendu l'après-midi venu à l'endroit indiqué par la jeune femme, caché sous son masque, et la casquette qui servait surtout à éviter à quiconque de constater la touffe de cheveux en désordre qu'il n'avait pas pris le temps de brosser. De toute évidence, vu comment il était habillé, on pourrait croire qu'il venait de se réveiller d'une fête bien arrosée, ce qui expliquerait son pull trop grand (en été ???) avec la chemise qui dépassait. La vérité était qu'il n'avait pas bu (il tendait à peu à peu avoir un rapport plutôt particulier à l'alcool), juste qu'il était un peu dans un état de rêve constant.
Il avait regardé avec un air perdu le bâtiment indiqué par Margaret, n'affichant aucune expression tant il était perdu. Est-ce que c'était bien là ? C'était vraiment... ça ? Le compositeur battit des paupières plusieurs fois, se retournant en sentant quelqu'un arriver.
Son expression s'était adoucit au simple contact oculaire avec la frêle silhouette de l'idole, et il avait sourit en lançant sur un ton enjoué, presque gamin :

- Margaret, je suis si content de te voir ! Tu m'as manqué !

Est-ce que c'était lui qui faisait semblant d'être l'aîné alors qu'il agissait comme un bébé ? Il avait envie de lui faire un câlin, mais une fois que la petite brune fut assez proche, il préféra embrasser son front dans un geste affectueux et fraternel. Oui, elle lui avait manqué. Il s'était attaché à elle aussi, et en même temps, qui ne s'y attacherait pas ?
Lunaire jeta un bref regard au café, puis reporta son attention sur le visage de sa sœur-poussin de cœur. Ah, il avait vraiment envie de lui faire un câlin, mais une question le taraudait. Ce mystérieux endroit où elle l'avait traîné, qu'était-ce..?
Une adorable moue enfantine se dessina sur le visage du compositeur, qui pencha légèrement la tête de côté pour demander :

- C'est un café à thème ? Il y a comme... une aura, différente des autres cafés...

Oui, une "aura". Il ne voulait juste pas dire que le nom de l'endroit, les inscriptions sur la devanture, et les tenues des serveuses n'avaient rien d'habituel. Le lieu semblait tout droit sortit d'un anime japonais... Les lieux sentait à plusieurs kilomètres quelque chose de niais et mignon. Il ne manquerait plus qu'un gros chat à caresser, et beaucoup de sucre.
Mais pourquoi Margaret l'avait emmené ici ?
gabi le loup
<


You blew me up like a big balloon far too soon. How did I get here ? It's all so quick, and I feel sick, red pushing down on the green.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 1


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Produce U :: Séoul :: HYEHWA (혜화)-
Sauter vers: