MAJ n°6.2 !
Le décompte des membres et la suppression des non-actifs ont été effectués le 1er septembre. Le prochain rendez-vous est donc fixé au 1er octobre.
Ça y est ! L'émission Produce U a touché à sa fin. Merci à tous pour votre participation !
Hiatus forcé de certains artistes de la DREAM, accident des FACTORY, croquis de Sunti, dernières rumeurs diverses, tout est discuté au sein de SHADOW, le forum sans concessions.
Absent ? En ralentissement ? Passe par ce sujet pour nous le signaler !
Pour votre santé, n'oubliez pas de manger 4 fruits et légumes par jour, une libellule (#Loris) et de pratiquer une activité physique régulière ! #SuHan
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☼ It's a teary night ft. SEON Lunaire ☼
Produce U :: Séoul :: ITAEWON (이태원)
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Mar 3 Sep - 19:09
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Seon Jin Sil
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idole solo (joy play)
Un cri de rage s’échappa des lèvres pleines, alors que le garçon finissait par balancer son casque sur son bureau, énervé après lui-même et le monde entier. Il ne comprenait pas ce qu’il foutait devant ce putain d’ordi, à essayer de composer quelque chose. Après tout, il détestait la musique ! Il détestait ce monde du divertissement ! Il détestait son père et son agence à la con ! Pestant, Jin Sil se leva de son bureau, prenant rageusement sa veste en cuir, Perle le regardant sans rien dire. Même son adorable chienne n’arriverait pas à le calmer, pas quand il était ainsi. Non, quand il ressassait ainsi toute cette colère en lui, toute cette haine, il ne connaissait qu’un remède : l’alcool.

Ses clés fermèrent rapidement la porte de son appartement, précédemment claqué alors qu’il s’en allait finalement, masque sur le visage, casquette sur la tête. Avec son comeback récent, on recommençait à parler de lui, et vu l’état de ses nerfs, l’idol ne tenait pas à tenter le diable, à se faire reconnaître dans la rue. Sinon, il risquait bien d’agresser la pauvre personne.

Ses pensées tourbillonnant à mille à l’heure, les poings enfoncés dans les poches de son jean et avançant rapidement à cause de la rage qui bouillonnaient dans ses veines, le coréen finit par arriver dans un petit bar tranquille, dont il ouvrit la porte, presque trop brutalement. Il détestait ça pourtant, perdre le contrôle de lui, de ses émotions. Ne plus rien gérer, être en roue libre, c’était sa hantise, mais dans cet état, ça finissait inévitablement pas arriver.

Une main rageuse passe dans les cheveux du garçon, après qu’il ai enlevé casquette et masque, maintenant attablé au bar de l’endroit, dans un coin sombre. D’un geste sec, il appelle le barman, demandant du soju. À peine la bouteille posée et décapsuler devant lui, Jin Sil s’empresse de la porter à sa bouche et de la vider. Ce n’est que la première d’une longue série. La première dans laquelle il noie ce qu’il n’accepte pas et ce n’est certainement pas la dernière de la soirée ou de sa vie. Rapidement, les cadavres des bouteilles s’entassent, toujours plus nombreux, et lui, toujours plus pathétique. Il se fout de finir comme un pochtron, d’être tellement bourré qu’il ne se rappellera plus rien. Il veut juste oublier, et continuer d’évoluer dans le déni, cet ami si doux, cette personne qui le protégeait de tout.

« Pff, j’suis vraiment qu’un con hein. Une pauvre merde. »

Il se parle qu’à lui-même, rageur, toujours en colère envers lui, envers cette jalousie mal-placée qui avait, au final, éloigné de lui la seule personne qui aurait peut-être put l’aimer un peu. Mais aussitôt que cette pensée passe dans son esprit, l’idol secoue fermement la tête. Mais qu’est-ce qu’il raconte son cerveau atrophié par l’alcool ? No Ram ? L’aimer ? Et lui, il allait danser en tutu rose tant qu’on y était !

« Une autre bouteille ! »

Ses yeux luisent portant de tristesse à Jin Sil, alors qu’il regarde l’énième bouteille de soju de la soirée finir dans sa main. Au fond, il était bon qu’à ça. Se saouler comme un pauvre con, pauvre con qu’il était réellement. À jouer un rôle qui n’était même pas lui face au monde entier, et à regretter sans assumer ses regrets, se disant qu’il n’avait fait que ce qui était bien.

Mais y’a cette voix, cette voix qui le tire de son apathie, qu’il connaît pas. Les yeux perdus, sa tête appuyée sur sa main, le garçon tourne la tête vers le propriétaire de cette voix, son voisin de table, se demandant ce qu’il avait sans comprendre. Lui, il voulait retourner dans la douce torpeur de son alcool, sur perdre dans la brume de l’oubli.
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Jeu 5 Sep - 2:17
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Seon Lunaire
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soliste & compositeur (lune)
Lunaire avait quitté plutôt tard les locaux de la Dream. Il aurait pu en sortir plus tard. Il n'était toujours pas satisfait de ses performances, mais rester seul à s'entraîner l'avait déprimé. A force d'échecs, le peu de confiance en lui qu'il avait réussi à rassembler avait fondu comme neige au soleil. Il s'était retrouvé complètement démuni, face à un reflet incapable qu'il avait appris à détester, voir à haïr. Il avait tenté de continuer malgré tout, de récréer un semblant de volonté, mais il avait juste fini dégoûté par ses échecs, par lui-même. Il se sentait plus nul que jamais. Il avait encore fini par remettre en cause l’entièreté de ses réussites, à questionner sa place dans l'agence, et à se dire qu'il volait la place d'un.e autre.
S'étant retranché dans les vestiaires, il s'était demandé en fixant les murs si le comeback à venir était vraiment une bonne idée. Quelques part, il préférerait qu'on l'oublie. Mais jouer des rôles sur scène, tout ça, c'était aussi s'oublier. Si les autres effaçaient son existence, lui il en douterait, mais il en souffrirait plus qu'autre chose. S'il perdait son identité, il n'aurait pas à être autant blessé. C'était facile, pour lui, de remettre toute son existence en question, de devenir quelqu'un d'autre, tant il était perdu. Il n'était qu'un acteur. Un acteur dans la vie des autres, qui existait pour les autres, mais n'avait aucune présence propre.
Le puzzle dans sa tête n'arrivait pas à se reconstituer. Il était à nouveau passé d'une longue réflexion sur à quel point il ne valait rien, à d'angoissantes idées de non-existence. Son esprit était un éternel brouillard, où il se sentait seul et illégitime à seulement se dire vivant. Il était mort. Il se le disait de plus en plus, qu'il était peut-être déjà mort.
Lune avait tenté de respirer, mais l'air était abstrait, ses poumons refusaient de se remplir normalement. C'était trop rapide, trop lent... Sa tête tournait, tandis que son souffle était toujours irrégulier. Il aurait pu prier pour qu'on le trouve, mais il ne voulait surtout pas qu'on le découvre. C'était le genre de moment où il aurait aimé quelqu'un pour l'enlacer et le rassurer, mais personne n'était jamais là. La seule chose qui l'enlaçait, c'était l'ombre d'une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Et à ses oreilles, c'était comme s'il y avait le tic-tac d'une horloge, qui devenait plus bruyant quand il cédait à ses addictions, comme si le rouge allait le sauver.
Le soliste s'en était affreusement voulu d'avoir à nouveau cédé. Dans sa tête, il y avait à chaque fois les mots des autres, les menaces, ça le rendait fou. Il devait se reprendre en main ? C'était de sa faute ? Il devait se bouger ? Ça faisait huit mois qu'il essayait. Huit mois sans rien. Il stagnait, rechutait, remontait un peu, stagnait, et retombait. C'était sans fin. Il aurait aimé pouvoir rester dans une bulle, dans un univers protégé, dans les bras de son colocataire, entre les murs d'un nouvel endroit secret découvert par Margaret, ou dans un château de coussins avec Na Yeon. Mais tout ça, c'était un fragile petit monde en papier, ça s'écroulait, c'était fragile... Pourquoi vouloir se bercer de ces illusions éphémères ? Tout était déjà fichu.
C'était ainsi que Lunaire s'en était allé des locaux de la Dream, errant à nouveau dans Séoul. Il avait trouvé un "refuge" il y a environ deux mois. Il y était venu pour noyer ses soucies dans de l'alcool, alors qu'il n'aimait même pas ça, avait demandé quelque chose d'un peu fort, et avait fini complètement ivre et incapable de rentrer après deux verres. Ne voulant pas laisser un idole comme ça, le propriétaire l'avait logé. Le soliste ne savait pas du tout ce qu'il avait pu faire, mais depuis, quand il revenait, on lui servait systématiquement un chocolat chaud. Du chocolat chaud, dans un bar. Il était bien le seul à avoir droit à ça, il fallait croire, mais le mot semblait avoir fait le tour du personnel du bar. Il était fiché comme "le gamin à qui il faut pas donner de l'alcool, parce qu'il est torché plus vite que son ombre". Le garçon ne comprenait pas trop toute l'affaire, mais au final, il avait accepté ce rituel, y reconnaissant un aspect plus raisonnable.
Ce soir-là, il s'était dirigé comme une âme en peine vers ce bar pour la énième fois, incapable de vraiment faire attention au monde autour de lui. Sa tête le faisait souffrir, ses avant-bras aussi, et il se disait en boucle que c'était de sa faute, accentuant son mal-être. Comme d'habitude, une jeune femme lui avait apporté une tasse de chocolat chaud, le soliste lui répondant par un timide remerciement, encore sonné. Sonné, et ne se rendant pas compte de l'étrange scène dont il était acteur. A savoir une scène qui impliquait lui et son chocolat chaud, et un autre idole accumulant les cadavres de bouteilles d'alcool juste à côté.

« Pff, j’suis vraiment qu’un con hein. Une pauvre merde. »


Lunaire avait sursauté, croyant à un écho de ses propres pensées, comprenant finalement que c'était son voisin. Le voisin aux cadavres de bouteilles. Qui n'était toujours pas assez ivre pour pleurer sa maman ou rire à s'en rouler par-terre, aussi étonnant que cela puisse être. Il n'avait pas fallut longtemps au soliste pour le reconnaître, il s'était intéressé aux Factory récemment (essentiellement grâce à Yun, parce qu'il aimait beaucoup Yun). Seon Jin Sil, l'ancien leader. Il avait un visage plutôt reconnaissable. Il semblait à Lune que son camarade mi-chinois le respectait beaucoup, ce qu'il faisait qu'il n'avait pas de mauvais à-priori sur l'autre soliste. Mais il ne s'était pas attendu à le croiser... comme ça.  

« Une autre bouteille ! »

Lunaire hallucinait. Ce jeune homme allait faire un coma, il allait finir dans une tombe. C'était tout ce qui lui tournait en tête, repensant par la même occasion à Yun. Yun serait triste s'il arrivait quelque chose à Jin Sil, n'est ce pas ? Et puis, même sans ça, avec ce qu'avait dit cette personne, il ne pouvait pas le laisser seul. Ce n'était pas nouveau, dès que quelqu'un allait mal, Lunaire s'oubliait complètement. Il enfermait ses troubles dans une boîte en espérant qu'elle ne se rouvre pas, et jouait son rôle.

- E-Excuse-moi, tenta t-il, ignorant s'il pourrait avoir ne serait-ce qu'une once d'attention de la part de son voisin.

Jin Sil s'était tourné vers le compositeur, sa tête posée sur sa main, semblant ailleurs, confus, perdu. Il avait juste l'air d'un gamin ayant perdu ses parents dans la foule. Il reflétait un mélange d'infini tristesse et de pathétisme, ses yeux emprunts des lueurs mélancoliques des bouteilles vides près de lui.
Lunaire voulait le prendre dans ses bras, le garder en sécurité ; mais il ne connaissait rien de Jin Sil, il ne voulait pas faire des choses qui pourraient le mettre mal à l'aise, ou le faire se renfermer alors qu'il avait son attention, et qu'il pouvait tenter de l'aider. Mais de la même manière, il craignait de choisir les mauvais mots. Bien-sûr, il ne fallait pas évoquer les évidences comme "tu as l'air d'aller mal", ce garçon devait déjà le savoir. Il ne voulait pas l'enfoncer. Il savait ne pas pouvoir l'empêcher de boire, et le lui reprocher, c'était passer à côté du problème. L'ancien leader des Factory ne devait pas boire sans raison.
Mais comment réconforter un quasi inconnu ? C'était une entreprise tout à fait casse-gueule, le soliste de la Dream craignait d'échouer. Mais il n'était pas à son coup d'essai non plus... Un sourire chaleureux s'était donc dessiné sur son visage enfantin, tandis qu'il déclarait tout doucement :

- As-tu appelé un magicien Jin Sil ? J'ai bien peur qu'il soit en retard. Ça ne te dérange pas d'avoir seulement son stagiaire ?

D'où il sortait ça ? Pourquoi ? Il n'était pas bien sûr de ce qu'il allait en faire. Simplement, l'appel à l'enfant en autrui permettait d'adoucir, de nombreuses études le prouvaient. Et l'enfant en chacun était toujours proche quand on était blessé, ou triste.
Tirant son tabouret pour se rapprocher de son voisin, tout en veillant à garder une certaine distance, Lunaire s'était à moitié avachit sur le bar, la tête entre les bras, tourné vers Jin Sil. Il ne fallait pas lui laisser le temps de trop anticiper la suite, alors il enchaîna de manière automatique, les yeux brillants :

- On ne se connait pas, et puis, je ne peux certainement pas comprendre ta douleur. Je ne sais pas non plus ce qui te tourmente. Mais si tu as besoin de quelqu'un pour t'écouter... Je peux faire quoi que ce soit pour toi ?

L'essentiel, c'était de ne pas laisser filer son interlocuteur. Il pouvait lui demander de la laisser, et de repartir, mais Lune savait à quel point c'était une mauvaise idée. Aller mal, être entouré, mais abandonné avec ses démons était un sentiment horrible. Il ne voulait pas que les autres aient à le vivre.

- Sois indulgent, je ne connais encore aucun sort, mais je te promets de ne pas t'abandonner, glissa t-il, ingénument.

Et surtout, il ne pouvait pas abandonner quelqu'un qui était cher à Yun. Même s'il était plutôt impressionné par Jin Sil. Derrière un écran, il dégageait quelque chose, mais dans la réalité, c'était encore plus particulier... Mais toute l'aura écrasante de  l'artiste de la Joy Play était dominée par quelque chose de plus lourd que lui, quelque chose qu'il ne semblait pas contrôler. Comment l'en libérer ? Comment l'aider à survivre la nuit sans que l'alcool tente de l'arracher au monde, ou qu'il fasse une autre bêtise ?


You blew me up like a big balloon far too soon. How did I get here ? It's all so quick, and I feel sick, red pushing down on the green.
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Sam 14 Sep - 23:40
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Seon Jin Sil
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idole solo (joy play)
Pathétique, c’était le seul mot qui résonnait en boucle dans la tête de Jin Sil. Il était juste si… pathétique. Son reflet déformé dans les cadavres de bouteilles ne l’aide même pas à arrêter de penser ça. On dirait un gosse, un gosse perdu. Mais ce n’est pas ce qu’il est au fond, le garçon de vingt-deux ans ? Un petit enfant, qui a fait des choses horribles pour espérer glaner juste un peu d’amour ? Un petit enfant qui attend une rédemption qui n’arrivera jamais, et ce, par sa seule faute ?  Garçon tellement pathétique, enfant tellement perdu, qu’il ne se rend même plus compte qu’il se donne en spectacle. Non, il voit juste ses yeux trop tristes, ses yeux qu’ils voudraient s’arracher pour avoir cette expression.

Puis y’a cette voix, qui l’empêche de saisir une nouvelle bouteille, de profiter de l’alcool et de se laisser partir un peu plus dans ses brumes si accueillantes. Perdu, il tourne sa tête vers lui, ses yeux peinant à se fixer vraiment sur le garçon en face de lui. Il a dut mal à rassembler ses pensées, à comprendre les mots prononcés sur un ton si gentil pourtant. Même son père lui parlait pas comme ça, c’était dire. Mais finalement, le soleil apparaît quelques secondes, chasse la brume pour un instant avant de disparaître.

« Magicien ? Tu peux faire disparaître les regrets ? Faire disparaître les horreurs que j’ai faite ? »

En temps normal, jamais Jin Sil ne se serait mis à nu comme ça, pas avec un inconnu. Il est tellement dans le coltard qu’il ne réalise même pas que le garçon en face de lui connaît son prénom. Non tout ce qu’il a retenu, c’est que le garçon, il se dit magicien et, juste pour une nuit, juste pour une fois, le soliste il voulait croire dans une magie qui n’existait pourtant pas. Ses erreurs, elles resteront toujours là. Gravées au fer rouge dans sa chaire, dans son crâne mais aussi dans les pensées de ceux à qui ils avaient fait du mal. Alors il se laisse attendrir, il se laisser bercer par les douces paroles du garçon en face de lui, sa tête se réfugiant dans son coude, étalé sur le bar.

« Je suis mauvais, juste mauvais. Tu devrais pas rester ici, je vais te faire du mal à toi aussi. »

C’était plus fort que lui, ce soir, il n’arrivait pas à se sortir de la tête qu’il était juste quelqu’un de mauvais. Il ne serait pas bourré, il ne serait pas si pleins de regrets qu’il n’assumait pas, peut-être qu’il ne penserait pas ainsi. Mais il avait but, bien trop. Il avait ses pensées qui tournaient, encore et encore dans son crâne, qu’il enterrait en temps normal, qu’il faisait tout pour oublier mais la voix douce de l’autre garçon le fait tiquer. Relever la tête trop vite, les yeux brillant d’espoirs, comme ses enfants à qui on promettaient la lune pour s’endormir.

« C’est vrai ? Jamais tu m’abandonnes ? »

C’était si rare qu’autant d’émotions passent sur le visage de Jin Sil, ce visage d’habitude si froid, si dur. Lui qui cachait tout, qui se montrait fort, il avait tout laissé tomber pour ce soir, se présentant sans faux-semblant. Il voulait juste un ami, un vrai. Mais est-ce que ce gentil garçon, il voudrait toujours lui adresser la parole s’il savait ce qu’il avait fait ? S’il savait quel démon habitait le coréen ? C’était sûr que non et cette pensée tira un gémissement étouffé au soliste de la joy play qui ferma les yeux, trouvant refuge dans ses bras.

C’était si dur de penser ça. Même un parfait inconnu ne voudrait pas de lui comme ami. C’était insupportable, intenable. Ça pulsait dans le crâne de Jin Sil, ça lui faisait mal, tellement ça tournait vite et finalement, il ouvrit la bouche une nouvelle fois.

« J’veux une autre bouteille ! Ce que vous avez de plus fort. »

C’est une plainte, une pulsion que le coréen ne peut pas gérer, ne peut pas réprimer. Faut qu’il oubli, qu’il boive un peu plus, pour que demain, tout puisse repartir comme précédemment. Pour que tout soit comme la veille. Horrible de faux-semblants. Mensonges à chaque instant.
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Dim 15 Sep - 23:23
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Seon Lunaire
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soliste & compositeur (lune)
A vrai dire, ce n'était jamais une bonne idée d'essayer d'en venir aux autres quand on allait mal. Mais Lunaire ne pouvait de toute façon pas détourner les yeux alors que le jeune homme à côté de lui semblait aller si mal. Qu'est ce qui le tourmentait ? Pourquoi pensait il toutes ces choses ? Comment l'aider à effacer ses pensées ? Dans tous les cas, le soliste de la Dream avait une envie irrépressible de le protéger, et de faire en sorte qu'il aille mieux. C'était des pulsions trop fréquentes qui le poussaient à ainsi toujours prendre soin d'autrui, à les aider, et avec le temps, il était devenu plus adroit pour comprendre comment fonctionnaient les gens. Parce qu'il était naïf, parce que c'était dans ses valeurs, il ne s'était jamais servit des blessures des autres quand il les avait découvertes. C'était quelque chose qu'il ne voulait pas faire, parce qu'il savait qu'il mettait aisément le doigt sur des choses sensibles. Les gens étaient souvent fragiles, et ce soir-là, Jin Sil semblait si fragile qu'il avait envie de se faufiler près de son coeur pour pouvoir participer à soigner toutes les plaies y étant.

« Magicien ? Tu peux faire disparaître les regrets ? Faire disparaître les horreurs que j’ai faite ? »

Les horreurs qu'il avait faîtes ? Lunaire ignorait de quoi il parlait, ou alors il en avait une idée, mais il préférait ne pas s'avancer. La période du scandale quand Jin Sil était encore chez les Factory devait lui être douloureuse, il ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie en essayant de déterrer des détails. S'il parlait, il parlerait, mais le compositeur avait déjà convenu qu'il ne l'obligerait à rien, et qu'il serait simplement là pour l'aider à ne pas sombrer.

- Si les choses se sont déjà passées, on ne peut plus les effacer, mais on peut faire en sorte que le futur soit mieux. Si tu as fait du mal, tant pis, mais maintenant c'est différent, glissa calmement l'apprenti magicien de la soirée.

Il observa l'autre soliste cacher son visage dans son coude, comme pour y disparaître. Ah, il semblait rongé par les regrets, ils devaient affluer dans son esprit, l'étouffer, tenter de l'assassiner avec leur goût de pluie et de métal. Si ce n'est qu'il ignorait quel goût avait le regret pour chacun. Mais comme ça, Jin Sil semblait si fragile, si perdu, ce n'était qu'un petit garçon égaré qu'on avait abandonné tout seul dans ce lieu un peu froid. Il y avait tant de gens, mais si peu pour réagir... Personne n'était venu pour le relever. La foule était froide, et les gens s'en fichaient des autres au fond.

« Je suis mauvais, juste mauvais. Tu devrais pas rester ici, je vais te faire du mal à toi aussi. »

Pourquoi toutes les personnes brisées sur le chemin de Lunaire, ou du moins la majorité, parlaient sans cesse de lui faire du mal, comme si ça allait se passer quoi qu'il arrive ? Pensaient ils ainsi le dissuader de s'approcher ? Ils ne savaient sûrement rien, de comment le blesser, ou de ses blessures pour beaucoup. Et il ne craignait pas tant que ça la douleur. Il avait plus peur d'être tout seul, de passer ses nuits à errer, de se retrouver seulement qu'avec lui-même. Les autres pouvaient lui faire autant de mal qu'ils voulaient, il restait persuadé que ça serait toujours moins terrible qu'avoir à se regarder dans un miroir.
Comment Sil se voyait il à travers un miroir ? Ce jeune homme, qui semblait si sensible et dont le cœur apparaissait friable comme de la craie, s'il se décrivait comme mauvais, il ne devait pas non plus supporter son reflet. Lune n'avait pas les mots pour le convaincre du contraire, il ne le connaissait pas. Mais ce qu'il pouvait lui promettre, c'était de ne pas le laisser tout seul pour cette nuit.
A cette déclaration, le visage de Jin Sil était réapparu, et ses yeux s'étaient allumés d'un espoir presque enfantin.

« C’est vrai ? Jamais tu m’abandonnes ? »

Lunaire hocha immédiatement la tête, glissant un "Bien sûr, je resterai avec toi" sincère. Mais bien vite, le regard de son interlocuteur s'était à nouveau éteint, rattrapé par les démons hantant ses pensées, et le compositeur ne su pas quoi faire pour le rattraper. C'était comme si le coeur de Jin Sil était dans des montagnes russes, qu'il remontait et rechutait de manière toujours plus violente, du fait de l'alcool et du nuage sombre qui devait parasiter ses pensées. Lune avait subitement craint de lui passer son nuage, de ne plus être à la hauteur, il avait l'espace d'un instant à nouveau perdu pieds. En voyant les cadavres de bouteilles près de Jin Sil, il s'était surpris à se demander s'il ne devait pas au final finir ivre-mort avec cet inconnu. Sa gorge s'était serrée, il s'était sentit petit, faible et inutile, sursautant en entendant la voix plaintive de l'idole de la Joy Play s'élever une nouvelle fois :

« J’veux une autre bouteille ! Ce que vous avez de plus fort. »

Croisant le regard de la personne au bar à ce moment, il secoua vivement la tête pour lui indiquer de ne pas le faire. Puis, un sourire malicieux avait pris place sur ses lèvres, tandis qu'il désignait du regard sa tasse de chocolat chaud. La personne sembla comprendre, s'éclipsant du bar pour se rendre vers l'arrière-boutique. Il ne voulait vraiment pas que Jin Sil soit malade... Il était déjà bien mal en point...

- Jin Sil, dis, je trouve que tu es très fort. Tu supportes ça tout seul, mais tu sais, ce soir tu n'as pas besoin d'être tout seul. Parce que tu es très fort, c'est bien aussi de te reposer sur les autres, il y aura toujours des gens pour t'aimer tel que tu es vraiment, expliqua t-il sur un ton enfantin.

Mais dans la tête du soliste, c'était encore des mots en l'air, parce qu'il pensait en boucle "Parfois, ces gens là meurent juste après avoir pris assez de place pour que plus jamais tu ne te relèves". Il avait aussi besoin d'aide, mais il ne savait pas non plus comment en demander, ni comment l'exprimer. Jin Sil ne devait pas non plus s'en sortir avec ça. Il criait à l'aide en buvant beaucoup trop, mais personne ne semblait le voir. La détresse, tout le monde fermait les yeux en la voyant, aussi évidente soit elle. Était-ce si effrayant quand on ne savait pas, ou ne savait plus ce que c'était ? C'était toujours pire de l'intérieur pour la personne concernée...
Lune, il avait besoin de prendre Sil dans ses bras, de lui dire qu'il n'était vraiment plus tout seul. Ce n'était pas grave de souffrir, mais il ne devait plus être seul. Il avait vu qu'il se faisait du mal, et il fallait trouver une solution. C'était stupide, mais il se sentait connecté à lui, parce que personne non plus n'était là pour l'aider, qu'il était toujours tout seul, depuis des mois, plus de la moitié d'une année, et qu'il ne s'en sortait pas. Il était rongé de l'intérieur, il savait qu'il se détruisait plus chaque jour, qu'il se perdait, qu'il oubliait jusqu'à son identité, le goût du bonheur... Un jour, il ne saurait probablement plus sourire, il allait oublier, ne plus connaître que l'amertume et le goût salé des larmes. C'était effrayant... Il ne le souhaitait à personne, surtout pas à Jin Sil, peu importe combien il pouvait être mauvais.
Tendant la main avec hésitation, il effleura la douce chevelure de l'autre soliste. Il hésitait ainsi, s'attendant à une réaction brusque, paniqua l'espace d'un instant à l'idée qu'on le prenne mal, puis caressa doucement les cheveux de Jin Sil.

- Ça va aller, je te le promets. Tu as beaucoup souffert, mais ça ira mieux, d'accord ? chuchota t-il.

Et puis, il s'était levé tout doucement, ne faisant aucun bruit. Est-ce que c'était mal ? Est-ce qu'il faisait bien ? Il ne savait pas, il avait simplement attrapé les mains de Jin Sil pour l'obliger à un peu se redresser, un sourire innocent flottant toujours sur ses lèvres. Il avait un regard si triste, Sil... Pourquoi les gens devaient ils avoir mal ? Ils ne méritaient sûrement pas tant. Déjà, surtout pas Na Yeon, elle était si gentille, si pure, si douée... Ni Kang Jun, il était gentil au fond, et sensible, il s'inventait surtout un personnage plus méchant qu'il ne l'était vraiment. Yun non plus ne méritait pas de souffrir, parce que c'était un des plus gentils garçon que Lunaire avait rencontré, et il avait très envie de lui faire un chocolat chaud un peu plus qualitatif que celui des distributeurs. La liste était longue, mais au fond, les gens n'étaient ils pas surtout incompris ? Ou alors, était-ce si simple de détester les gens, ou de les placer en antagonistes ? Lunaire comprenait un peu mal tout cela, sûrement trop naïf pour faire autre chose qu'aimer les gens.

- Jin Sil, je t'aime, avait il piaillé, enlaçant avec toute la douceur du monde le jeune homme ivre à côté.

L'idole de la Joy Play empestait l'alcool... Pourquoi les gens devaient empester aussi souvent l'alcool ? Mais Jin Sil était tout chaud, et en se concentrant, il pouvait entendre son coeur battre. C'était quelqu'un de vivant, de toute évidence, et il ne méritait pas de disparaître. Lunaire ne voulait pas partir non plus, il voulait rester pour cet inconnu. Il méritait beaucoup d'attention, et beaucoup d'amour, n'est ce pas ? C'était comme tout le monde... C'était juste compliqué pour certains... Mais le compositeur était convaincu qu'un jour, les gens seraient plus enclins à accepter un peu d'affection.

- Dis, tu sais, dans le futur, tu auras des gens pour t'aimer, et puis, tu seras heureux, et tu auras fait plein de choses biens ! avait continué le soliste de la Dream, respirant sûrement trop de niaiserie pour une bonne partie de l'humanité.

Il avait observé du coin de l'oeil la serveuse du barre revenir avec une bouteille de l'arrière boutique... une bouteille spéciale, que le cadet s'était empressé de présenter comme un breuvage magique après avoir enfin lâché Jin Sil. En vérité, ce n'était évidemment que du chocolat chaud dans une bouteille d'alcool, mais ça restait magique.


You blew me up like a big balloon far too soon. How did I get here ? It's all so quick, and I feel sick, red pushing down on the green.
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