MAJ n°7 !
La suppression des non-actifs a été effectuée le 20 janvier.
Ça y est ! L'émission Produce U a touché à sa fin. Merci à tous pour votre participation !
Hiatus forcé de certains artistes de la DREAM, accident des FACTORY, croquis de Sunti, dernières rumeurs diverses, tout est discuté au sein de SHADOW, le forum sans concessions.
Absent ? En ralentissement ? Passe par ce sujet pour nous le signaler !
Pour votre santé, n'oubliez pas de manger 4 fruits et légumes par jour, une libellule (#Loris) et de pratiquer une activité physique régulière ! #SuHan
Un recensement est en cours, n'oubliez pas d'y passer d'ici le 15 février, en allant sur ce sujet ! Votre avis compte, n'hésitez pas à venir nous le donner en répondant à ce questionnaire ♥️

☼ L'endroit dont nous avions rêvé (-16) ☼
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Mar 23 Juil - 20:41
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Seon Lunaire
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soliste & compositeur (lune)


L'endroit dont nous avions rêvé
featuring. @Hyun Kang Jun
Au final, à quoi essayaient-ils d'échapper ? La ville était loin, et tout l'air lourd qui semblait n'appartenir qu'à ces lieux à maintenant plusieurs heures d'ici ne devrait plus peser sur leurs épaules. Mais au final, on ne semait pas des démons aussi facilement. On ne leur échappait peut-être tout simplement pas, et ils finissaient toujours par nous rattraper. Alors que faire ? Quoi qu'il en soit, Lunaire était plutôt du genre à avoir trop peur de refaire face à ce qui le poursuivait, et à donc courir en espérant qu'un jour on se lasse de le poursuivre. Ou alors, il attendait juste, il restait là à souffrir, il ne disait rien, et il espérait que ça passe. C'était complètement contre-productif, il s'en rendait bien compte, mais au final, il refusait d'ultimement l'admettre.
Et puis, à cet instant, il avait suffit d'une chanson pour détruire tous ses efforts. Pire que tout détruire, c'était comme si les fantômes étaient passés dans une brèche qui venait de se créer, et il se sentait prêt à étouffer. Il ne voulait rien voir, se souvenir de rien, ne rien ressentir. Mais rien ressentir, ça faisait mal aussi. Et tout pouvait commencer à subitement lui faire peur, lui sembler inexistant en fonction de comment l'angoisse grimpait. Il n'arrivait pas à maîtriser tout ça, c'était incompréhensible, ça venait sans vraiment prévenir. Il avait terriblement peur de blesser quelqu'un dans cet état, d'agir de manière déplacée. Et puis, il ne voulait vraiment pas faire de mal à Kang Jun, il s'était juré de le protéger, et d'en prendre soin. Il venait de lui promettre, et il devait tenir cette promesse. Il avait tellement envie de le garder dans ses bras, de le rassurer si ça n'allait pas...
Mais pour le protéger, il devait déjà se calmer, et faire ne sorte que son camarade ne découvre pas ce qu'il était vraiment. Il ne pourrait plus jamais lui faire face s'il finissait par délirer, dissocier, ou pleurer dans ses bras sans prévenir. Il avait déjà bien honte quand ça arrivait alors qu'il était seul...
Alors Lune avait seulement repris son masque, souriant, demandant avec une certaine innocence à changer de programme. La proposition avait semblé plaire à Kang Jun, dont le visage s'était subitement illuminé, ce qui avait d'un coup réchauffé le cœur du soliste. Il était vraiment content que ce genre de propositions lui fassent plaisir... C'était bien d'agir comme des enfants parfois...

« Faisons cela. »


Lunaire avait pour une fois l'impression que tout se déroulait comme il le prévoyait. Il pouvait simplement s'éclipser pour se calmer, faire passer ça pour un jeu, faire plaisir à quelqu'un, et juste après être retrouvé Kang Jun comme si rien ne s'était jamais passé. Mais est-ce qu'il aurait vraiment le temps ? Est-ce qu'il pouvait vraiment gérer ça tout seul ? Il ne savait pas. Et c'était une perspective tellement effrayante qu'il n'osait même pas y songer.
Il s'était apprêté à partir, envisageant déjà de s'éloigner un minimum pour être sûr de ne pas être immédiatement trouvé, mais à l'entente de la voix de Kang Jun, il s'était automatiquement arrêté. Un vrai sourire amusé avait étiré les lèvres du compositeur en voyant que son "ami" de la journée prenait vraiment tout cela très au sérieux.

« Fais attention et ne va pas trop loin non plus ! »

"Pas trop loin"... Il ne savait pas vraiment ce que son acolyte voyait derrière ce mot, mais dans tous les cas, il n'avait qu'à respecter la limite pour pouvoir se reposer. Il s'était donc évaporé, s'empressant de chercher un endroit, mais ses perceptions le trahissaient un peu. Il s'était arrêté plusieurs fois pendant plusieurs secondes, pris d'un profond malaise à l'idée d'être en ce moment sur un sol mouvant, que celui-ci allait s'ouvrir sous ses pieds, ou alors que l'arbre pas loin n'existait pas, et qu'il allait tomber s'il le touchait. Et ces sensations ne faisaient qu'amplifier son angoisse, si bien qu'au final, il s'était juste éloigné un peu en ligne droite, avant de se cacher derrière un rocher, tachant de se convaincre qu'il existait en appuyant son dos sur la surface, jusqu'à ce que les irrégularités lui fassent mal, en rentrant entre ses côtes, ou griffant ses omoplates.
Et au final, le soudain silence l'avait plus rendu dingue qu'autre chose. Il n'y avait rien, il était tout seul, et au final, sa panique avait juste amplifié tandis qu'il cherchait à se résonner vainement. Et au final, est-ce qu'il était vraiment tout seul ? Peut-être qu'il n'y avait rien, qu'il n'existait pas ? Et ce type de questions avait bien eut le temps de tourner des centaines de fois dans sa tête, il en avait pleuré silencieusement plusieurs minutes, tachant de se sortir de cette situation, mais son cerveau semblait avoir complètement plongé dans des délires. Tout lui paraissait irréel, comme de la buée, et il avait finit par à nouveau douter de son existence, hallucinant à moitié tant tout semblait disparaître. Il priait pour que ça s'arrête, terrorisé, mais rien n'y faisait, c'était incontrôlable.

« On arrête de jouer à ça, j'aime pas ce jeu en fait. »

Lunaire était presque d'accord, si ce n'est qu'il semblait incapable de comprendre ce qui se passait. Est-ce que Kang Jun était vraiment venu le chercher ? Il ne l'avait pas abandonné ? Qu'est ce qu'il faisait là ? Est-ce qu'il était là seulement ? Il n'avait pas l'air dans son assiette non plus. Lune aurait bien voulu lui faire un câlin et lui demander si ça allait, mais il était incapable de parler. Les mots étaient coincés dans sa gorge, et s'effaçaient chacun à leurs tour sans qu'il puisse les formuler. Peut-être qu'en fait, il s'imaginait juste que le manager des 7D était venu le chercher, alors qu'il était rentré sans attendre parce qu'il avait déjà découvert qu'il n'était pas tout à fait sain d'esprit.
Il s'était relevé, se laissant traîner, la panique le gagnant de plus belle. Kang Jun lui faisait mal, il avait mal, mais il ne savait pas si c'était vrai. Et il était donc incapable de vraiment se calmer, cherchant désespérément du regard une preuve de leur existence. Peut-être donc que Kang Jun était là, et qu'il était sa création ? Peut-être donc qu'il n'existait que par la volonté d'un autre et que...

« Rentrons, il va bientôt faire complètement nuit. »

La nuit ? Il ne l'avait même pas remarqué. Son esprit tournait subitement au ralentit, il se sentait vraiment mal. Pourquoi n'avait il pas réussit à se calmer ? Pourquoi était-ce pire qu'avant ? Pourquoi est-ce que Kang Jun avait l'air aussi perturbé ? Il voulait lui dire de s'arrêter, mais il ne pouvait pas, peinant déjà à marcher droit et tenir debout sans que ses jambes menacent de ployer sous les quelques hallucinations qui détruisaient les alentours par moments.
Quand le manager l'avait finalement lâché, il était passé du soulagement à la terreur. C'était comme si on lui arrachait une preuve de la réalité, et il était perdu. Il tachait de suivre, même si du coup, Kang Jun disparaissait. Non non, il ne devait pas disparaître. Il ne pouvait pas. Comment ? Pourquoi ? Il voulait l'attraper, pour qu'il ne fuit pas, mais c'était compliqué d'avancer. Il tenait beaucoup trop mal à l'alcool, et une bouteille avait bien suffit à l’assommer. Surtout que la dose de médicaments n'avait pas arrangée l'affaire.

« Tu jouais souvent à cache-cache quand tu étais petit ? »

Quand il était petit ? Avait il seulement été petit ? Même en dehors de son état actuel, il n'en était pas sûr. Et puis, son esprit était un peu brouillé, alors il mit un peu de temps à chercher. Est-ce que seulement on lui avait posé une question ? Il ne savait pas trop...
Dans tout ce qu'il trouvait, c'était surtout des souvenirs "récents".

- Je ne sais pas trop... C'était surtout les autres qui jouaient... Tu y jouais souvent aussi ? marmonna t-il, mi-confus, mi-triste.

Il avait trottiné pour le rejoindre, tachant de sourire et de maîtriser tous ses doutes. Mais à force de combattre son état, il se retrouvait quasiment incapable de songer à autre chose, et il s'en voulait énormément. Il y avait énormément de violence dans ce traitement qu'il s'infligeait, il ne faisait que rajouter de la pression, et il était incapable de choisir entre craquer maintenant, ou attendre de vraiment péter les plombs et potentiellement devenir dangereux pour quelqu'un.
Il ne voulait pas blesser Kang Jun.
C'était tout ce qui survivait à son délire.

- Ce n'était pas drôle finalement.., avait-il glissé, peinant à savoir si c'était le bon bâtiment en face, où s'il était trop pris dans ses délires.

Non, ce n'était vraiment pas drôle, il voulait que ça cesse. Il avait peur, il avait honte, et plus que tout, il se sentait terriblement seul. Kang Jun n'était pas comme lui, il n'était pas fou. Et s'il le dénonçait en découvrant qu'il n'était de toute évidence pas tout à fait dans un état spirituel conventionnel ? Et s'il ne voulait plus de son aide ? Et s'il prenait peur ? Et s'il le prenait pour un monstre ? ...Si ce n'était pas ce qu'il était ?
Ils étaient finalement arrivée devant l'auberge, et Lunaire avait jeté un oeil vers l'intérieur, inquiet à l'idée que la dame de l'accueil soit encore là.

- Tu es sûr... que tout va bien ? avait il demandé, rattrapant la main de Kang Jun pour cette fois l'entraîner de lui-même à l'intérieur, craignant que la dame bizarre fasse quoi que ce soit de déplacé à l'égard de son protégé.

Et puis, en tenant sa main, il était sûr qu'il était là, et que peut-être que ce n'était pas une apparition. Il était immédiatement un peu plus rassuré. Et ce contact avait le mérite de ne pas faire mal. Mais n'utilisait il pas Kang Jun en faisant ça ? Cette perspective l'avait à nouveau terrifié. Est-ce que c'était une technique de manipulation pour lui faire croire qu'ils étaient proches alors qu'il se servait de lui pour calmer sa crise ?
Il avait immédiatement retiré sa main, s'arrêtant de marcher dans le couloir, avec un mélange de terreur et de confusion. Depuis le début, est-ce qu'il était en train de le manipuler ? Et si au final, il s'était fabriqué une identité ? Il ne portait pas ce nom peut-être. Il n'existait juste pas. Il pensait, mais il était personne. Qu'est ce qu'il faisait ici ? Il avait été envoyé pour faire du mal à Kang Jun ? Non, non, il ne voulait pas ça. C'était quoi le but de cette journée ? Qu'est ce qu'ils faisaient ?

- Peut-être qu'on n'existe même pas. On ne se libère de rien, juste des doutes sur notre existence. Au fond, personne ne nous connaît, tout le monde oubliera. On ne mourra pas, puisqu'on n'existe même pas pour commencer. Pourquoi on fait tout ça ? Qu'est ce qui pourrait prouver qu'on existe ?

Il ne pouvait pas s'empêcher de parler, mais il ne voulait même pas dire ces mots. Il aurait voulu ne jamais les prononcer, tant ils étaient un aveux de son actuel délire. Mais c'était comme si son corps ne lui appartenait plus, et qu'il était partagé entre ne rien ressentir, et avoir peur. Qu'est ce qui se passait vraiment ? Il n'en savait rien. Il était peut-être plus proche d'observer quelque chose qu'il ne devrait pas voir, plutôt qu'être lui-même.
gabi le loup


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Mar 23 Juil - 22:34
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L'endroit dont nous avions rêvé
featuring. @Seon Lunaire
Ses sourires fanés, ses regards éteints, bien sûr que je les avais notés. Toutefois, je n'ai pas voulu en parler avec Lunaire pour ne pas le déstabiliser. Dès les premières minutes de notre rencontre, il semblait attristé, un poids qu'il traînait. Qu'avait-il sur le cœur, dans sa tête pour que je le sente si torturé ? Est-ce que je devrais le savoir ? Apprendre à nous connaître, est-ce vraiment une bonne chose à faire ? ... Je persistais à tenir son poignet parce que je voyais qu'il me cachait quelque chose et la scène des douches me l'a bien prouvé. Qu'est-ce que ce gamin ne veut pas me montrer ? Pense t-il que c'est pour me protéger ? J'en rirai ! Ce n'est pas à lui de prendre soin de moi, ça devrait être mon rôle. Ça devrait...
« À une courte période, oui. Ce plaisir s'est vite arrêté. »
Dis-je en levant les yeux vers le ciel qui nous montrait petit à petit son tapis d'étoiles. Comme la plupart des gamins, j'ai aussi passé du temps à jouer à cache-cache. Avec mon ami et les enfants du quartier, nous échangions même d'endroits pour varier les cachettes et ne pas perdre le goût agréable de ce jeu. Sauf que l'innocence et la cohésion de groupe s'est très dissipée avec violence laissant un cœur en miettes. Aujourd'hui, c'était la première fois depuis fort longtemps que je n'y avais pas refait ce divertissement d'enfants.
J'écoutais ce que disait Lunaire, mais je n'avais qu'une hâte, c'était d'entrer à l'auberge. Mon corps était en feu, je transpirais et j'en pouvais plus. L'alcool me burinait le cerveau. D'ailleurs, je n'avais pas pu répondre à Lunaire quand il m'a demandé si j'allais bien. Je me suis juste laissé entraîné dans les couloirs, clignant plusieurs fois des yeux pour récupérer une vision approximativement nette.
Lunaire interrompt sa marche pour me sortir un discours badant. Pense t-il vraiment ce qu'il vient de me dire ? Comment ose t-il me dira qu'il n'existe pas ? Pourquoi vient-il amplifier les blessures et l'obscurité déjà encombrante qui nous dévore ?

Tout le matériel que j'avais en main finit par terre. C'était dérangeant et je voulais juste très vite m'en débarrasser. Je marche sur un paquet, écrasant ce qu'il y avait à l'intérieur. Le regard statique sur Lunaire, je me mets derrière lui. Mon front brûlant vient se poser dans sa nuque et mes mains viennent entourer sa taille. Et doucement, je l'attire contre moi, l'enlaçant le visage caché. Sa peau est un peu fraîche ce qui me fait tellement de bien. Je trouve une certaine stabilité en me tenant contre lui. Sauf qu'une vague d'éthanol vient à nouveau me chambouler l'esprit qui divague de haut en bas. Mon visage se redresse difficilement, flânant le bout de mon nez contre la peau du soliste. C'est alors que mes lèvres effleurent sa chair à l'odeur de fleurs. Un frisson parcourra l'intérieur de mon ventre. Cette odeur me captiva et me donna envie de me l'approprier. Sans réflexion, naturellement, elles embrassèrent une partie de la nuque dénudée. Pendant cinq bonnes secondes, ma bouche resta collée jusqu'à ce qu'une déplaisante bouffée de chaleur me fasse revenir à la réalité.
J'en pouvais plus, j'allais tomber dans les vapes si je restais comme ça. À mon tour, j'attrape la main de Lunaire que j'amène avec moi dans ma chambre. Après avoir un peu bataillé avec ma porte, je nous fais entrer en trombe dans la pièce. Suant beaucoup, je retire précipitamment mon sweat que je laisse tomber à terre. Je m'élance vers le robinet de la salle de bain pour m'asperger d'eau sur le visage et un peu partout sur le corps. Je sens que la température de mon corps baisser un petit peu. Cependant, j'ai toujours chaud et j'ai toujours la tête qui tourne. Je suis saoul. En soit, ce n'est pas un problème. Ce qui l'est, c'est ce que je fais quand je le suis. J'ai peur de faire une connerie, de faire le geste, l'action de trop envers Lunaire et qui foutrait tout en l'air. J'ai pas envie de tout gâcher.
Appuyé contre l’évier, une main cachant mes yeux dans le noir, je repense à cette odeur de printemps que j'avais senti sur mon ami de la journée. Un effluve qui m'a subjugué.
Merde, je repense encore à ça... Comment je vais pouvoir mieux me comporter si j'ai encore ce sentiment encré ? Je me penche sur le robinet et inonde ma bouche d'eau, essayant de me rassasier autrement que par les possibles baisers auxquels je pense lui donner.

Puis, je repense à sa phrase de toute à l'heure. Je crains qu'il y songe encore. Pris d'un élan d'héroïsme, mon corps gagne une certaine droiture et mon esprit est devenue presque agile. Je rejoins Lunaire dans ma chambre, les gouttes d'eau qui ruissellent sur mon corps. Restant dans l'encadrement de la porte de la salle de bain, je le fixe sans parler. Ce gamin, il m'aura bien retourné le cerveau aujourd'hui.
« Pour moi, tu existes Lunaire. » J'ai essayé de prononcer son prénom à la française. Comme pour la première fois, c'était périlleux et brouillon, pas très fidèle à la véritable prononciation. Mais, je m'en moquais, c'était ma manière de lui prononcer son prénom. Et voilà, que mes prunelles se fondent dans les siennes. Un instant où le temps s'arrête, où il n'y a que lui et moi. Sous une étrange emprise, mon corps s'approche du sien. Incontrôlable et incompréhensiblement, je me situe juste à quelques centimètres de lui. Mon corps en a décidé ainsi. Et dans cette perte totale de contrôle, ma main lui caresse avec bienséance la joue. L'autre lui tient une épaule fermement. Ma bouche s'ouvre et mes yeux le fixent. Ma respiration se fait intense et instable. « Veux-tu vraiment que quelqu'un te le prouve ? »
gabi le loup


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Mer 24 Juil - 21:08
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L'endroit dont nous avions rêvé
featuring. @Hyun Kang Jun
En effet, comme le disait Kang Jun, les bonnes choses prenaient vite fin. En revanche, le reste prenait énormément de place. Trop de place. Et c'était vraiment fatiguant, beaucoup trop pour Lunaire. Comment agir normalement ? Faire comme si rien ne se passait, alors que tout partait dans tous les sens dans sa tête ? Mais il était tout sauf en état de continuer ainsi indéfiniment. Faire semblant, c'était dans son expertise, mais il avait ses limites, comme n'importe qui.
Il fallait croire qu'il avait plus ou moins craqué de lui-même avant que quelque chose de pire puisse arriver. Mais il avait regretté sur le moment... après aussi. Il n'aurait jamais dû dire ça. Est-ce qu'il était condamné à faire des choses qu'il allait regretter juste après, et ce dès que sa santé mentale allait faire un nouveau looping ? S'il avait vraiment été certain qu'il avait parlé, s'il n'avait pas été prisonnier de sa déréalisation, peut-être qu'il se serait remis à pleurer. Et à ce moment là, ça aurait à nouveau été pire. Il avait déjà beaucoup trop honte, il se faisait complètement dévorer par l’anxiété et ses délires, il voulait s'enfuir, se cacher, s'enfermer loin du monde, reprendre plusieurs pastilles en espérant que le sommeil suivant soit long, et...
Il avait manqué de trébucher en reculant en s'apercevant que Kang Jun (?) s'approchait. Pourquoi il venait ? Il ne fuyait pas ? Qu'il le laisse ! Il voulait être seul ! De toute façon, il était déjà seul, non ? Il n'y avait personne, il s'imaginait des choses. Le sol tanguait à nouveau, c'était comme être sur un bateau en pleine tempête, il aurait presque pu en avoir le mal de mer.
Mais la maigre perception de la réalité avait été à nouveau bouleversée par un nouveau geste, quand il sentit le front brûlant de Kang Jun contre sa nuque, et ses bras autour de sa taille. Qu'est ce qu'il faisait ? Il avait disparu à l'instant et..? Il ne comprenait pas bien ce qu'il se passait, fermant simplement les yeux pour se concentrer sur ce contact et essayer de se reprendre en mains. Pourquoi ce contact ? Le manager des 7D n'était pourtant pas câlins du tout, non ? Ce n'était peut-être pas lui. Lunaire chassa cette pensée, tachant de se concentrer sur sa propre respiration pour faire baisser l’anxiété. Il avait bien eu le temps de constater que cet état marchait énormément avec la pression...
Évidemment, quand il avait crû sentir les lèvres de Kang Jun sur sa peau, il avait été bien embarrassé. Le contact était trop vrai ? Est-ce qu'il venait de l'imaginer ? Son cerveau partait vraiment dans des hallucinations comme ça ?! Non, non, c'était trop étrange. Réalité ou délire, il ne comprenait rien, et s'était contenté d'un peu frissonner. Il ne savait pas s'il était plus calme, ou plus confus.
Il n'avait pas pu se poser trop de questions, son ami l'avait traîné dans sa chambre, et il s'était arrêté un peu après avoir passé la porte, pas spécialement rassuré. Quelques secondes après, il loucha sur le haut de Kang Jun par terre, se disant que décidément, il arrivait des choses étranges au propriétaire de ce corps et cette autre personne et... Lui il était qui ? Il faisait quoi ? Qu'est ce qu'il faisait là ? Pourquoi tout se passait comme ça ? Pourquoi ça faisait si mal ? Et ce que cette douleur lui appartenait ?
Lunaire s'appuya contre un mur, beaucoup trop mal à l'aise pour se contenter de seulement avoir les pieds à terre alors qu'il craignait que le parquet disparaisse ou semble se déformer à nouveau. Tant que Kang Jun n'était pas revenu, il pouvait bien prendre le temps d'essayer de se canaliser, non ? Les hallucinations semblaient moins l'agresser, mais il avait toujours la désagréable impression de ne pas être réel. Et c'était affreusement fatiguant...

« Pour moi, tu existes Lunaire. »

Le soliste avait aussitôt relevé les yeux vers l'endroit d'où venait la voix, lâchant le pauvre mur. Complètement confus, il ne sut pas du tout quoi penser, fixant silencieusement son interlocuteur, qui ne semblait pas forcément dans son assiette non plus. Il devait avoir trop bu, probablement... De toute évidence, la situation se traduisait bien par "personne n'a les idées claires, personne n'est capable de vraiment réfléchir". Lunaire avait un peu peur d'être en fait encore lycéen, et de rêver d'un lui plus âgé qui se serait échappé de chez lui pour passer du temps avec un quasi-inconnu, et qu'on le réveille pour lui demander quelque chose comme "est-ce que tu peux réexpliquer comment a été faîte la division contemporaine de la Corée ?". Et oui, ça lui ferait clairement peur. Mais quand même, cette hallucination-là, en face, était quand même vraiment réaliste.
Trop réaliste.
Et puis, il n'avait plus vraiment d'hallucination depuis... un court laps de temps. Juste quelques doutes sur ce qui se passait. Mais il avait du mal à remettre en question ce qu'il voyait. L'actuelle réalité l'avait donc plus ou moins frappé, un peu comme une bonne tarte alors que tu viens de te réveiller. Il était dans la chambre de Kang Jun, celui-ci était saoul, pas forcément très très habillé, et celui-ci avait posé une main sur un de ses épaules, et l'autre caressait sa joue. C'était quoi ça ? Comment ils en étaient arrivés là ? Est-ce que dans son délire il avait fait un aveux comme "J'ai vaguement envie de te pécho par moments, mais ça va". Non, pas possible. Pourquoi ? Il n'avait aucun souvenir de cette partie, alors comment expliquer l'actuelle situation ?!

« Veux-tu vraiment que quelqu'un te le prouve ? »


Tout cela découlait donc... De ce qu'il avait dit avant, sur ces délires. Mais pourquoi cette réaction ? Kang Jun devait être trop ivre... s'il existait. Comment pouvait il seulement douter de son existence encore une fois ? C'était horrible ! Il s'en voulait affreusement, mais ces pensées étaient difficiles à chasser. Il devait essayer de rendre cette situation... plus normale. Il était plus lucide qu'il y a quelques minutes, alors... De toute façon, son peu de lucidité lui disait bien "Non non, s'il se passe quoi que ce soit de plus dans cette continuité, le retour arrière sera compliqué".
Lunaire posa doucement la paume de sa main sur le front encore brûlant de son ami, repoussant légèrement en même temps la main sur sa joue, inquiet. C'était que l'alcool, probablement, mais c'était peut-être préférable qu'il aille se reposer. Peut-être que sinon, il allait mourir, ou disparaître, ou s'évaporer. Si Kang Jun mourrait par sa faute, il allait s'en vouloir à jamais. C'était complètement exagéré comme inquiétude, mais il ne pouvait pas trop s'en empêcher dans son état.

- S'il te plaît Kang Jun... T-Tu devrais plutôt te reposer et...

Mais sa voix s'était étouffée sur les derniers sons, comme si elle ne lui appartenait plus, qu'il en perdait à nouveau le contrôle. Qu'est ce que lui-même voulait ? Il ne savait pas. Ou alors, il ne savait pas si ça lui appartenait. D'un côté, il avait désespérément besoin d'une preuve de son existence, de faire des choses absurdes, peu importe les risques et les regrets, et de l'autre, il se disait qu'au fond, il ne savait même pas si c'était son ressentit, et donc s'il devait s'y fier.
Il préféra reporter toute son attention sur Kang Jun, déglutissant en constatant qu'en effet, il n'était pas tant que ça habillé. Mais il ne pouvait décemment pas le mater alors qu'il avait réussi à commencer à l'encourager à aller se reposer. Et puis, peut-être que ça mettrait son ami mal à l'aise, il devait simplement agir comme ça parce qu'il était bourré, parce qu'il ne le reconnaissait peut-être pas entièrement et... Plus il y réfléchissait, plus il avait l'impression de créer lui-même des excuses au manager, alors que le comportement de celui-ci était tout sauf très amicale et platonique. Il était bien conscient de qui il avait face à lui, sinon il n'aurait pas posé ces questions. Son estomac s'était aussitôt tordu. Est-ce que son lui inexistant existait vraiment aux yeux de Kang Jun ?

- Prouve-le moi, fais moi exister s'il te plaît, ne me laisse pas tout seul, avait il finalement répondu, presque suppliant.

Tant pis, vraiment tant pis pour les doutes. Il avait trop peur que tout soit un mensonge, il avait besoin de croire qu'il pouvait faire confiance à ce qui se passait. Et puis... faire confiance à Kang Jun ? Il ne savait pas. Il voulait encore le protéger, pas que les rôles soient inversés. Et quelque part, c'était ce qui se passait, et ça le rendait fou. Il ne pouvait pas laisser la situation ainsi.
Son regard dévia encore vers le sweat abandonné du manager, puis, il captura ses yeux, se rendant finalement compte de combien le souffle de Kang Jun était irrégulier. Ce constat avait immédiatement fait rougir le soliste, qui n'osait pas forcément toucher son vis-à-vis. C'était un peu comme s'il allait mettre le feu à quelque chose s'il faisait le moindre mauvais geste, même si celui-ci n'avait pas de portée disons... ambiguë. Mais de la même manière, il aurait été un peu plus égoïste, il n'aurait pas hésité, il aurait profité directement de la situation pour embrasser Kang Jun. Mais il ne l'avait pas fait.

- Je ne veux pas t'imposer quelque chose, surtout si je n'existe pas, ça serait étrange, de se faire imposer des choses par un fantôme et... Qu'est ce que tu veux toi ?, lui avait il demandé, les yeux dans les yeux, soucieux de ne pas le forcer à faire quoi que ce soit.

Lunaire avait vaguement l'impression de faire quelque chose d'illégale, alors que ce n'était pas le cas. Il était simplement encore trop anxieux, posant doucement ses mains sur les hanches de Kang Jun pour encore l'attirer vers lui, de sorte que leurs lèvres se frôlent presque. Le souffle du manager était brûlant, le soliste mourrait d'envie de s'emparer de ses lèvres. Mais il préféra dévier de trajectoire et embrasser sa joue, ce qui aurait pu être innocent, mais ne l'était évidemment pas du tout compte-tenu de la situation. C'était plutôt... de la provocation ? Ces sensations étaient dans tous les cas assez réalistes pour que son cœur s'agite, rendant l'instant grisant. Il voulait ressentir plus que ça. Bien plus que ça. Peut-être que les fantômes pourraient le lâcher, et qu'il n'y aurait plus que Kang Jun et lui. Pas de démons. Rien. Juste eux.
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Mer 31 Juil - 17:54
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L'endroit dont nous avions rêvé
featuring. @Seon Lunaire
L'inconnu est le grand mot définissant notre relation et le chemin vers lequel nous nous dirigeons. Ce garçon mignon, je l'avais rencontré quelques mois auparavant, je le voyais à la télévision, j'entendais sa voix à la radio, je voyais son visage sur les affiches publicitaires, mais je ne savais pas grand chose sur la personne qu'il l'était. J'avais vu l'image extérieure qu'il projetait dans la société et avec notre escapade, j'apprenais petit à petit à voir un nouveau visage de lui.
Méfiant, je reste généralement loin des autres sentimentalement. J'évite de trop approfondir les amitiés et les conversations intimes. L'envie de souder des liens ne me démange pas souvent. Je préfère largement m'éloigner et éviter toutes blessures possibles. L'amour et l'amitié, j'ai déjà expérimenté. Les deux se sont mal passés et la rancœur et toujours coincée dans ma gorge. Ravoir confiance en quelqu'un m'est encore compliqué et pouvoir compter sur une autre personne que moi-même m'est difficile. Les amis, nous pouvons en avoir plein, des nouveaux et des anciens. Un cœur, nous en avons qu'un. C'est ma manière de le protéger et de le conserver, malgré ce qu'il a ramassé jusqu'ici.


Sa première réaction est vraiment celle que j'attendais. Lunaire, je le voyais sensible et ne pas prendre de risques. J'avais probablement amplifié les distances avec l'histoire du grand méchant loup. Je suis peut-être intimidant, peut-être trop proche de lui à l'instant. Le problème est que je n'ai pas envie de me reposer, pas maintenant. J'ai envie de profiter, j'ai envie de nous réveiller, de nous secouer, de nous faire vibrer et nous faire sentir vivant, lui comme moi.
Et avec ces mots "prouve-le moi, fais moi exister s'il te plaît, ne me laisse pas tout seul", mon cœur subit une secousse qui aurait pu séparer la terre sous nos pieds en deux. Ces beaux mots qui tournent en boucle dans ma tête et qui me donnent le vertige. Ils font peur et me font crever le cœur. Une requête sonnée par le "s'il te plaît" que je me lance à résoudre tel un grand aventurier, prêt à gravir et à subir sentimentalement les montagnes russes.
Ses lèvres frôlent les miennes et capturent mon regard intensif. Son baiser sur ma joue me renvoie la délicatesse qu'il m'a tant partagée depuis les débuts. Je prends l'une de ses mains que je fais lentement remonter, la faisant glisser tout le long de mon torse dénudé, pour l'arrêter au niveau de ma poitrine droite.
« Sois plus égoïste Lunaire. Impose-le-moi. »
Comme l'a viens de le dire, ce serait bizarre que quelqu'un qui n'existe pas impose quelque chose. Et si c'était justement une des premières étapes ? Il voulait que je lui prouve son existence et cette règle commence par l'obligation. Voilà aussi, ce à quoi je réponds par rapport à sa question, qu'il a trop facilement retourné pour se sortir de là.
À mon tour, je pose mon autre main sur sa poitrine, un peu au centre pour ressentir contre la paume de ma main les battements. Je ressens son rythme et l'étudie.

À mon tour, je pose mon autre main sur sa poitrine, un peu au centre pour ressentir contre la paume de ma main les battements. Je ressens son rythme et l'étudie.
« Une autre preuve de ton existence que je ressens à taper contre la paume de ma main. » Je le regarde dans les yeux et lui envoie un léger sourire chaleureux. Doucement, il perd sa largeur à cause de mon regard qui s'est dirigé vers les lèvres de Lunaire. Concentré dessus, mon visage s'approche instinctivement, suivant les désirs de ma chair. Je ne me sens même pas m'approcher, je ne me contrôle même pas... c'est magique. L'attirance est forte et intense. Je repense à sa délicate odeur et au plus profond de moi, j'ai envie de la dévorer, la croquer tant mes sentiments sont violents et mes désirs profonds.
Ma bouche chaude et avide toucha la sienne et mes lèvres attrapèrent les siennes pour les emprisonner dans cet instant foudroyant. Durant quelques secondes, je l'ai embrassé. Pendant un instant, j'ai voulu faire de Lunaire, mien.

Et c'est avec lenteur que je me suis reculé, sentant dans les petits détails sa bouche se détacher de la mienne. Mes mains relâchent toutes pressions que j'effectuais sur lui et attente d'un mot, d'un geste, d'une réaction quelconque qui m'en dirait plus sur la suite. Clairement, je n'ai pas envie de faire une bourde et qu'il se mette à crier. Je n'ai pas envie qu'il ramène les flics et qu'il m'accuse d'attouchements non-consentant. Aussi, je veux voir s'il peut à son tour, m'imposer ses désirs.
gabi le loup


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Jeu 1 Aoû - 23:03
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Seon Lunaire
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L'endroit dont nous avions rêvé
featuring. @Hyun Kang Jun
Lunaire ne pouvait plus savoir dans quel état il était. C'était comme s'il était déconnecté de ses émotions, qu'il les voyait simplement partir dans tous les sens, sans savoir lesquelles étaient lesquelles. Il y avait dans ce constat une terreur immédiate, qui le saisissait, et laquelle il ne pouvait fuir. Se voir arraché à sa propre identité était indubitablement effrayant, et se raisonner compliqué. La fatigue, l'alcool et les médicaments rendaient l'opération encore plus compliqué, le soliste avait songé à abandonner. Mais au final, il s'était rattaché à Kang Jun, essayant de se contrôler, finissant par chercher de quoi se sentir vivant dans un élan de désespoir non avoué.
Mais de la même manière, il s'en voulait atrocement d'être dans cet état. Il en avait honte, il n'était pas serein. Quand bien même il n'était pas en pleine crise de panique, il se retrouvait tout de même en position de faiblesse. Mais il ne voulait pas en dire plus, il ne voulait pas que Kang Jun sache que c'était bien plus qu'une métaphore, ou quelque chose qui voudrait dire qu'il se sentait seul et vide. Non, il savait déjà que s'il disait la vérité, les choses allaient mal tourner. Personne ne devait savoir comment ses troubles le prenaient à la gorge et rongeaient sa santé mentale tant le quotidien semblait les rendre plus puissants. Il avait peur de devenir complètement fou, de passer ses journées à douter de l'existence de chaque chose, d'halluciner, de vivre entre des mondes, et de toujours faire semblant, toujours faire semblant d'aller bien, pour au final ne plus jamais être capable d'être lui-même... Non, ça n'allait pas, et il avait peur que ça n'aille plus jamais bien, peur de ne plus savoir mentir, peur d'en arriver à un point où il souffrirait trop pour envisager une autre solution que disparaître.
Il avait l'impression pourtant à cet instant qu'il pouvait fuir comme ça, combattre ses délires, les apprivoiser, être plus fort. Peut-être qu'il n'avait pas à en arriver à des points extrêmes ? Ou peut-être que si. Parce qu'au final, il se faisait toujours rattraper plutôt rapidement, il avait besoin de mots, de sensations beaucoup plus fortes pour s'en sortir. Kang Jun lui offrait une solution mieux que se couper, mais était-ce vraiment sain ? Il ne savait pas. Pouvait-il savoir sans essayer ? Il n'était plus à ça de près, maintenant il s'en fichait. Il avait juste envie de l'embrasser, et seule sa peur maladive de faire du mal et de décevoir l'empêchait de le faire. Même si tout montrait le contraire, il avait des doutes, de la culpabilité à l'idée d'embrasser un garçon qui n'était possiblement pas intéressé... si ce garçon en question existait.
Le soliste avait laissé le manager prendre sa main, confus, encore plus en sentant la peau de l'autre jeune homme sous ses doigts. C'était si doux. Au final, il avait pu sentir son cœur battre, là, juste sous sa main, et ça l'avait bouleversé sans qu'il puisse vraiment l'expliquer. Est-ce que c'était vrai ? Il ne savait pas, il avait juste l'impression à cet instant que Kang Jun était si fragile lui aussi. Il avait plus envie de le prendre dans ses bras désormais.

« Sois plus égoïste Lunaire. Impose-le-moi. »

Imposer quelque chose ? Alors qu'il n'était pas sûr d'exister et d'être présent ? C'était curieux, et ça le rendait encore plus confus qu'avant. Il voulait dire ''Je ne peux pas, c'est impossible'', parce qu'à cet instant, c'était ce qu'il songeait. Il n'était pas assez lucide, il avait peur de faire des erreurs, de ne pas exister, de ne pas être capable de savoir ce qu'il voulait si seulement il était en vie...
Chaque contact était possiblement douloureux, il avait peur qu'en posant sa main sur sa poitrine, Kang Jun ne sente rien que du vide. Il était presque persuadé que ça allait arriver, qu'il allait juste sentir un trou noir, quelque chose de froid, du vide peut-être. Il allait découvrir qu'il n'existait pas, qu'il n'était pas vivant, il allait s'en aller, passer à travers son corps fantôme, et lui, il allait juste mourir parce que plus personne ne pourrait justifier son existence.

« Une autre preuve de ton existence que je ressens à taper contre la paume de ma main. »


Peut-être que Kang Jun l'inventait tout seul. Il devait mentir. Il mentait, parce que Lune n'existait pas. Mais il avait envie de le croire, de croire ses mots, son sourire. Il voulait d'autres preuves, mais ça l'effrayait. Ne pas exister, ça voulait aussi dire moins souffrir. Il avait moins mal, quand bien même ses délires étaient effrayants. Qui voudrait avoir plus mal ? Il avait peur de rechuter, d'avoir subitement des poussées suicidaires, et de finir quelque part, dans un endroit qui l'effrayait rien que d'y songer.
Pourtant, au final, il ne s'était pas subitement réveillé abandonné au milieu de nul part, ou avec du sang partout, mais avec les lèvres chaudes et douces de Kang Jun contre les siennes. L'instant avait parût infini, c'était si doux, il en avait tellement besoin, qu'il avait crû que son cœur allait simplement lâcher. Il existait ? Ils existaient ? Il était comme tiré de son nuage de terreur, l'espace d'un instant, il s'était sentit complètement retourné, mais d'une manière qui le rendait profondément heureux. Ils existaient. Il avait besoin de cette certitude, pourtant il l'avait laissé filer quand le manager s'était détaché. Pourquoi repartait il ? Pourquoi semblait il à nouveau disparaître ?
Au final, la suite l'avait frappé violemment. Est-ce qu'il avait le droit à tout ça ? Est-ce qu'il le méritait ? Pourquoi ? Avec tout ce qui s'était passé dernièrement... Alors quoi ? Sa meilleure amie s'était suicidée, par sa faute (c'était du moins ce dont il s'était convaincu), et lui il faisait... ça ? Il n'avait pas le droit d'être heureux. Pas le droit de faire confiance à qui que ce soit. Il ne pouvait plus faire ça. Tout ce qui était arrivé jusque là, c'était de sa faute. S'il s'approchait trop de Kang Jun, n'allait il pas le briser ? Ne serait-ce pas mieux qu'il le haïsse ?
Pourtant, Lune ne pouvait pas se résoudre à faire quoi que ce soit. Il ne pouvait pas le repousser ainsi. Il ne voulait pas le blesser, d'une quelconque manière. Et à juste le regarder dans les yeux, c'était de toute façon impossible. Il ne pouvait pas volontairement lui vouloir du mal. Avec tout ce qu'il lui avait dit, même si ça ne semblait pas grand chose, il était certain qu'au fond, il blesserait quelqu'un déjà abîmé. Beaucoup trop abîmé. C'était tout à fait le regard qu'elle avait... La première fois qu'ils s'étaient rencontrés... Cette fille... Sa seule amie, pour toujours. Et parce qu'elle avait déjà disparu, il ne pouvait pas laisser Kang Jun disparaître alors qu'il semblait se confondre autant avec l'image de cette personne qui le hantait. Ou, non... Ils n'étaient pas pareils, il y avait juste ce regard, cette fragilité... Et ça lui faisait trop mal d'y repenser.

- On restera amis, même après aujourd'hui ? Comme ça je pourrai prendre soin de toi, demanda Lunaire innocemment.

C'était surtout qu'il ne voulait pas qu'il se fragilise. Lunaire ne savait rien de Kang Jun au fond. Il pouvait se passer des milliers de choses dans sa vie qui le brisaient chaque jour. Il voulait juste être là pour l'aider à aller mieux s'il le voulait. Était-ce beaucoup demander ? Sûrement.
Lunaire, lui, ça lui allait d'être invoqué quand les autres allaient mal, de ne servir qu'à ça, et il pensait que c'était normal. Tant pis, tant pis si ça lui faisait mal aussi, tant qu'il pouvait empêcher les autres de trop garder leurs souffrances les dévorer. De toute façon, il n'existait pas vraiment, ce n'était pas comme s'il pouvait subir des retombées.
C'était souvent plus fort que lui, le compositeur était quelqu'un qui avait énormément d'amour à donner de toute façon. Peut-être que de la même manière, il en avait énormément besoin. Mais au final, ce besoin avait été complètement étouffé, parce qu'il avait trop peur, parce qu'il pensait ne pas le mériter. Alors il donnait, et se convainquait que ça suffisait. Oui, c'était suffisant.
Il avait son tour caressé la joue du plus âgé, son autre main ayant quitté les hanches de son vis-à-vis. Puis, il déposa un timide baiser sur ses lèvres, comme pour s'assurer que ça n'allait pas faire du mal à Kang Jun. Son regard s'était à nouveau ancré dans celui du manager, et il avait doucement sourit. La suite c'était accompagnée d'une légère étreinte, tant le soliste avait pris soin à ne le serrer. Ce n'était pas Hyon Jun, il devait faire plus attention ! Hyon Jun... Est-ce qu'il existait seulement lui aussi ? Il chassa cette pensée, couvrant le cou de Kang Jun de baisers papillons, remontant vers son oreille pour lui chuchoter, comme un secret :

- J'attendrai que tu sois prêt si tu ne veux pas d'un ami maintenant.

Attendre ? C'était ironique, vu le nombre de fois où Lunaire pensait à en finir avec sa vie dans une journée. Mais peut-être que s'il n'existait que par le biais des autres, il n'avait ainsi pas la possibilité de mourir. C'était simplement... si les autres le voulaient. Et c'était extrêmement malsain comme manière de penser, mais c'était quelque chose qui lui semblait correct à cet instant.
Il aimait de toute façon déjà beaucoup trop Kang Jun pour ne pas dire tous ces mots. Et il l'aimait le sentir ainsi contre lui, il aimait son odeur, comment sa peau brûlante était douce, il aimait entendre son cœur battre. Inévitablement, il avait repensé à ses lèvres, il avait désiré s'en emparer à nouveau. Il n'était pas habitué à désirer autrui physiquement. Il était perturbé, mais de la même manière, le monde semblait tellement flou, tellement abstrait, qu'il avait l'impression qu'ils n'étaient que tous les deux. Et ainsi, le reste, ça lui était égal.
Mais de la même manière, s'ils n'étaient que tout les deux, si Kang Jun partait, alors Lunaire serait tout seul. Il finirait par à nouveau oublier que le monde existait. Et il avait peur de ça. Il ne voulait pas être abandonné, il détestait tant la solitude... Il voulait que le manager reste, au moins encore un peu... Avait il seulement le droit de lui imposer de rester ? Il ne savait pas. Il ne savait pas, mais il l'avait à nouveau embrassé, avec plus d'ardeur cette fois, ses lèvres se mouvant contre celles du plus âgé, tandis qu'il retraçait sa colonne vertébrale du bout de ses doigts, avec énormément de précaution, comme s'il touchait une œuvre d'art. Puis il avait repoussé Kang Jun vers le lit au fil du baiser, pour finalement le contraindre à s'asseoir.
Jamais il n'aurait songé se sentir aussi à l'aise, puisqu'au final il avait pris place sur les cuisses de Kang Jun, abandonnant ses lèvres à nouveau. Une lueur malicieuse s'était ancrée dans son regard, tandis qu'il glissait un ''je t'aime'' qui n'attendait rien en retour sinon d'être entendu, parce qu'au fond, il voulait juste que son vis-à-vis sache qu'il comptait un peu. Ce n'était pas comme s'il avait vraiment de l'espoir de recevoir un peu d'affection en retour, il espérait rarement ces choses là. Donner suffisait, n'est ce pas ? Il pouvait déjà profiter de l'autre jeune homme, l'embrasser, et le sentir vivant contre lui. Il pouvait s'assurer qu'il était vivant, entendre, sentir son souffle sur sa peau, qu'il étudiait gentiment tandis qu'il toisait à nouveau silencieusement son vis-à-vis. Il avait vraiment pensé lui faire peur un peu plus tôt dans la journée ? Lune avait déjà peur, en vérité. Mais c'était beaucoup plus complexe que ça, et le soliste n'aurait pas su l'expliquer, et ne savait toujours pas quels mots y mettre. Et à cet instant aussi il avait peur... Et son regard s'était à nouveau assombrit.

- Tu sais, ce n'est pas le méchant en toi qui me fait peur... J'ai surtout peur que tu t'effondres... Qui prend soin de toi ? Ce qui me fait peur, c'est que tu es peut-être en train de t'auto-détruire et...

Il n'avait plus rien rajouté, la gorge nouée. C'était trop compliqué, trop compliqué à dire. ''Ne disparais pas'', ces mots lui étaient impossibles à saisir. Parce qu'il était du genre à penser ''Je veux disparaître'', si bien que la négation d'une disparition sonnait inconnue, étrange à son esprit. Tout le monde ne voulait il pas dans un sens disparaître ? C'était en tout cas ce que songeait Lunaire. Personne n'était satisfait de son identité, tout le monde voulait mieux, et la disparition était souhaitée à différentes échelles... On voulait faire disparaître des détails, ou une vie entière...
gabi le loup


Are you dead ? Sometimes I think I'm dead, 'cause I can feel ghosts and ghouls wrapping my head. But I don't wanna fall asleep just yet...
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Mer 21 Aoû - 20:03
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L'endroit dont nous avions rêvé
featuring. @Seon Lunaire
Lunaire ne cessait de me parler d'amitié. Pourquoi insistait-il autant là-dessus ? Pourquoi les gens devaient-ils être amis ? Pourquoi fallait-il s'attacher ? Depuis ma toute première grande blessure avec une des personnes en qui j'avais le plus confiance en ce monde, je ne trouvais plus d'intérêt à se joindre amicalement à un autre individu. D'où les quelques passages des coups d'un soir dans mon panier plus que de véritables sorties pour approfondir des connaissances. Des conversations d'un jour et si possible ne revoir la personne que plus tard et ne pas se retrouver dans la liste de son téléphone.
Il était pourtant plus jeune que moi et semblait plus frêle et fragile. Pourquoi lorsqu'il me parlait de se rapprocher, il me déstabilisait autant ? Son acharnement m'effrayait. Encore une fois, pourquoi insistait-il autant ? Sa détermination me faisait peur. J'avais peur de craquer et que le mur que j'avais bâti durant toutes ces années s'effondre juste à cause de ce gamin. Mon cœur solidifié et congelé avec le temps et de néfastes pensées pourrait s'attendrir face aux mots de ce tendre garçon.
Ma main venait se poser sur sa tête un peu brutalement au début comme si elle ne voulait pas se montrer trop tendre. Néanmoins, mes yeux plongés dans les siens, elle finissait par la caresser légèrement, avec des mouvements presque imperceptibles, pourtant bien présents.
« N'inverse pas les rôles. C'est à moi de prendre soin de toi. » Et avant que je ne puisse rajouter ou faire quoique ce soit, le garçon devenu brun déposa un timide baiser sur mes lèvres surprises. Je laissais le garçon me prendre dans ses bras profitant par la même occasion de sentir ses cheveux. Les multiples baisers légers qu'il me donna dans le cou me volèrent un sourire amusé et un frisson délicat tout au long de ma colonne vertébrale. Le garçon jouait, peut-être découvrait, dans tous les cas, il savait comment retenir mon attention et me faire vibrer. Le savait-il seulement ? Connaissait-il son pouvoir séducteur qu'il me faisait actuellement vivre ?

Un ami maintenant ou plus tard, je ne savais vraiment pas quoi lui répondre. Je ne voulais pas lui donner de faux espoirs. Il se pouvait que nous le devenions. Tout était réalisable. Cependant, je me connaissais. Je voyais comment les choses autour de moi tournaient. Et selon moi, ma situation n'irait pas en s'arrangeant.
Lunaire domina mes lèvres et je prenais un malin plaisir de le laisser commander cette danse sensuelle et ardente entre elles. Mon corps répondait à ses ordres que j'appréciais. Je le sentais prendre le contrôle. Il répondait à mon attente, d'être plus égoïste. Il faisait ce qu'il voulait, il sentait ce qu'il voulait sentir. Et cette liberté m'excitait.

Il me dit un "Je t'aime" que j'aie tenté de ne pas capter. Mes mains s'étaient posées naturellement contre son fessier comme pour le maintenir sur moi, ne voulant plus qu'il parte. Je l'aimais sur moi, j'aimais cette position et cet instant. Mes doigts grattaient le jean du garçon au niveau des poches de son pantalon. Il y avait une excitation qui avait du mal à se canaliser et qui était peut-être trop intense. Je pouvais rapidement m'emporter, me laisser diriger par une fougue qui pouvait être effrayante pour mon compagnon. Mon dernier désir après tout ça était de l'écarter de moi.
Puis, Lunaire était reparti sur mon sujet. Le fait que je m'autodétruisais. Oui, j'étais tout seul. Je m'étais séparé de ma famille, c'était mon choix. Pourtant, mon père m'attendait. Ma mère me pleurait. Toutefois, je pensais être mieux loin de mon passé. Je croyais qu'il était préférable de reprendre le même chemin qu'autrefois, alors j'évitais ce que j'avais eu avant : l'amour et l'amitié. Mes pires ennemies, mes grandes blessures.
Le soliste ne pouvait terminer sa phrase. Alors qu'il était toujours sur mes jambes, je le prenais encore par le poignet. Et méchamment, je fis exprès de serrer très fort. Mes yeux, qui étaient devenus cruels, le fixaient intensément. « Et ta propre autodestruction ne te fait pas peur ? » Un certain sentiment d'énervement mettait son emprunte dans toute ma gestuelle. Comme pour un, je faisais la même chose avec son autre poignet, tenant fermement les deux entre nous deux. Avec de petits à-coups répétés, je le secouais. « Pense à toi, TOI, tu comprends ? » J'avais fait le choix de ne pas dévoiler ses blessures sur les bras. Je ne voulais pas le mettre davantage mal à l'aise. Peut-être qu'il aura compris de quoi je parlais par rapport à ce que je venais de lui dire et où j'appuyais. Penser aux mutilations qu'il se faisait sur les bras me mettaient en rogne. Comment pouvait-il faire ce mal à ce si beau corps. Comment pouvait-il faire mal à cette personne si aimable qu'il était ? Lunaire ne méritait pas cette souffrance. Il fallait qu'il le comprenne qu'il puisse l'intégrer une bonne fois pour toute dans son crâne trop gentil.

L'une de mes mains lâchait un poignet pour venir empoigner le bord de sa mâchoire. Mes doigts appuyaient doucement sur ses joues d'enfant. Mon geste l'obligeait à pencher son visage en arrière. Mes yeux s'arrachèrent de sa personne. Pourquoi le destin m'avait-il mis Lunaire sur mon chemin ? Le mal de crâne revenait m'attaquer méchamment. Une grimace s'afficha sur mon visage rivé vers le trouble-fait. Je lâchais sa mâchoire pour venir tenir sa crinière et la tirer un peu en arrière. Mon visage tombait au creux de sa nuque et je restais dans cette position quelques secondes. J'avais besoin d'un peu de temps. Les yeux fermés, j'avais comme un tourniquet dans ma cervelle alcoolisée. Ma respiration s'intensifia lorsque je sentais à nouveau le parfum corporel de Lunaire. Je recalculais sa position sur moi, je ressentais une nouvelle fois la chaleur de son corps et la situation dans laquelle nous nous retrouvions. Des idées sûrement mal placées me traversaient la tête et étaient venues m'exciter. Les yeux toujours fermés, mon visage se relevait lentement et mes lèvres venaient à toucher sa nuque. Un premier baiser se posait érotiquement contre sa peau. Puis, un deuxième et ainsi de suite, ma main redirigeait son visage vers moi, jusqu'à ce que ma bouche se délecte de la sienne. Ma langue se fit un chemin pour toucher celle du joli et la caresser. L'autre main qui gardait toujours un poignet de Lunaire prisonnier finissait par le lâcher aussi. Elle allait capturer la bordure du pantalon fermement se voyant l'enlever un peu après. Sauf qu'elle termina par changer de trajectoire pour que mon bras passe sous les fesses du soliste de manière et le soulever et le coller entièrement contre mon corps.
Maintenant, j'étais debout en le portant et le serrant contre moi. Je cessais de l'embrasser pour le regarder, la fièvre dans le regard. Ma main qui lui tirait autrefois les cheveux et venue lui caresser son beau visage. Je sentais mon sexe se durcir de plus en plus et être maître de moi-même de moins en moins. Je fis un tour pour nous allonger contre le lit, de manière à ce que je sois au-dessus de lui, mais gardant la même position d'assise. J'avais fait en sorte pour que nous soyons au centre du lit. Je pouvais poser mes jambes et aussi, mieux sentir le garçon contre mon corps. Une main passait sous son vêtement pour toucher son torse. Le garçon était musclé. Je pouvais sentir ses os aussi. Sa peau était si chaude. J'embrassais son cou et alla lécher le lobe de son oreille droite. Par l'euphorie, mon bassin cognait faiblement contre le sien. Avec le bout de l'index, je caressais un de ses tétons et dès qu'il commençait à durcir, je le pressais et le tournais entre deux doigts.
« Tu veux que j'arrête ? » Lui disais-je d'une voix essoufflée et grave. J'allais probablement trop loin.  
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Ven 23 Aoû - 20:07
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Lunaire était d’abord venu avec l’idée de tout foutre en l’air, et de se faire détester, mais la suite des évènements l’avait mené vers autre chose. Au final, c’était juste pour apprendre qu’il s’attachait trop facilement aux autres, et qu’il n’arrivait plus à se décider. Il avait subitement changé d’avis, peut-être inconsciemment en premier lieu, parce que c’était moins vide, ça lui permettait de fermer les yeux, de garder quelqu’un à côté, même s’il savait que dans toute son hypocrisie, il n’irait probablement pas s’ouvrir à cette personne. Pourquoi cette histoire d’amitié l’obsédait tant alors qu’il n’était de toute évidence pas prêt pour ça ? Peut-être qu’il était trop vide, que l’absence avait crée un besoin irrépressible de se raccrocher à quelque chose pour que sa structure ne s’effondre pas. Il avait l’impression d’être mort, de ne plus exister, pas seulement à cause de ses délires, mais aussi parce qu’on lui avait tout simplement arraché sa moitié. L’amitié fusionnelle qu’il avait entretenu avec Saejin l’avait complètement détruit, parce qu’ils avaient fini si proche que sa disparition avait assassiné tous les mirages qu’ils s’étaient crées pour fuir leurs démons. Et il était seul, toujours plus vide, les plaies s’étaient rouvertes, plus douloureuses encore qu’avant, l’abandonnant seul face à des choses qu’il ne pouvait combattre.
Si maintenant Kang Jun disparaissait, il était persuadé que les monstres dans sa tête allaient le dévorer. Il n’avait aucune valeur sûre à lui offrir. Il allait mal, mais il cherchait à agir normalement, alors que rien ne pourrait dire qu’il était d’une quelconque façon capable de tenir à ces mots. A quoi ça rimait tout ça ? Il voulait prendre soin des autres, être leur ami, les aider… Mais il ne remplirait que pitoyablement le rôle en pensant en boucle à en finir. Il avait peur de lui-même, de tout ce qu’il pouvait dégager, il ne se reconnaissait plus dans les miroirs, ne percevant qu’un reflet déformé qui lui attirait un mélange de dégoût et de terreur. Il n’avait que son aide, que sa protection, que son affection à offrir. Son amitié, elle était en carton, factice, un mensonge, il la promettait en sachant qu’il allait juste se renfermer et créer des illusions. Comment pourrait il être un vrai ami, et tenir ses engagements, s’il laissait entrevoir ces parts de lui qu’il haïssait tant ?
C’était vitale, pourtant, de s’attacher aux autres. Personne ne pouvait vivre seul. On pouvait aimer la solitude, mais certainement pas la supporter. Les gens mourraient de la solitude, elle grignotait les cœurs, et creusait les vides en créant l’illusion d’aller mieux loin de ceux qui avaient crée la blessure initiale. Lunaire étaient de ceux qui vivaient particulièrement mal cette solitude. Il était coincé entre refuser de s’ouvrir, s’éloigner des autres et se rapprocher, prendre soin d’eux. Il avait peur qu’on l’abandonne, mais il donnait toutes les clés pour créer des liens qui s’écrouleraient en un rien de temps tant leurs bases étaient bancales.
La manière dont le soliste s’était attaché à Kang Jun était de toute évidence complètement décousue. Était-ce parce qu’il percevait tant la fragilité de son vis-à-vis qu’il était attiré, dans un mélange d’altruisme et d’un besoin malsain de substituer une amitié qui l’avait reconstruit pour mieux le détruire ? C’était visiblement plus compliqué, parce qu’il n’avait plus le même âge, plus le même vécu qu’à l’époque, et parce que la personne en face n’était pas celle qu’il avait vraiment pu appeler une amie.

« N'inverse pas les rôles. C'est à moi de prendre soin de toi. »

Il n’y avait pas de rôles définis, c’était juste une mise en scène factice, quand bien même le cœur de Lunaire était honnête dans l’affection qu’il portait à Kang Jun. Il ne voulait pas qu’il se brise, c’était trop douloureux, il s’y était trop attaché. Il n’arrivait pas à accepter une situation où il devrait se laisser aller, et se reposer sur quelqu’un. Mais il était trop confus pour chercher une bonne solution pour pouvoir protéger son vis-à-vis sans le froisser. Il était trop perdu pour reprendre son rôle, pour simplement comprendre ce qui se passait entre eux.

- C’est toi qui inverse les rôles.., marmonna gentiment le soliste.

Il l’avait gratifié d’un premier baiser craignant un peu de lui faire mal, multipliant ensuite les contacts légers et affectueux. Enfin, ça, c’était jusqu’à se faire à nouveau par ses craintes et ses délires. Ça le rendait paranoïaque, déformait sa vision de tout ce qui l’entourait et le constituait lui-même. Il craignait tant d’être abandonné, de disparaître, de voir tout le monde s’évaporer, de se retrouver soudainement seul, qu’il ressentait le besoin de s’accrocher à ce qu’il avait plus qu’avant. Il se convainquait que s’il y mettait assez d’efforts, alors Kang Jun ne disparaîtrait pas aussi. Après tout, si tout le reste avait disparu, c’était bien de sa faute, non ?
S’il persévérait dans ces pensées, il lui semblait évident qu’il allait à nouveau se trahir. Il avait déjà bien peur que son interlocuteur ait compris certaines choses qu’il tenait pourtant à cacher. Mais ses propres pensées étaient un terrain glissant, non seulement parce qu’il peinait à les identifier comme siennes, mais aussi parce que des agents extérieures les avaient beaucoup trop altérées. Il avait peur de mal faire les choses, mais s’il ne faisait rien, ça serait pire, n’est ce pas ?
C’était essentiellement parce qu’il avait peur qu’il avait poussé les embrassades plus loin. Il était beaucoup trop sentimental peut-être, c’était probablement une mauvaise idée de se laisser autant aller sous l’impulsion de sentiments contradictoires. Le bon sens disait que cette initiative alors qu’ils étaient tous les deux plus ou moins ivres (un peu beaucoup pour le manager), fatigués, et certainement pas si innocents, n’était pas la meilleure idée du siècle. Mais Lunaire, il avait trop peur de perdre Kang Jun. Depuis qu’il avait fait cette stupide promesses quelques mois avant, il était profondément attaché, parce que cette personne l’avait bouleversé, et qu’il était devenu vitale de lui venir en aide.
Il était à cet instant nécessaire pour le jeune compositeur de montrer qu’il n’usait pas que de mots sans leur mettre de sens. S’il fallait qu’il donne plus, il le ferait. Bon, et ce n’était pas comme si ça le dérangeait, tant il était de toute façon attiré par l’individu qu’il embrassait… Mais qu’est ce que tout cela permettrait ? D’avoir la confiance de Kang Jun ? Il n’en était même pas sûr. A cet instant, il lui sembla proche, parce qu’il ne semblait pas non plus vouloir le laisser partir. Mais après ? C’était quoi l’issue de tout ça ?
Le soliste était repartit dans des pensées plus sombres malgré lui, à nouveau stupidement effrayé pour le jeune homme face à lui. Il était vivant, mais il craignait qu’il ne le soit plus longtemps. Lune essayait de s’expliquer, mais au final, il se retrouvait incapable de dire les mots qui lui tenaient le plus à cœur., parce qu’ils lui semblaient faux Il avait peur que ce soit un mensonge, qu’une fois formulés, les mots perdent leur sens.
Un hoquet de surprise lui échappa quand son interlocuteur attrapa subitement un de ses poignets, serrant beaucoup trop fort pour le compositeur. Il lui faisait vraiment mal, et il ne comprenait pas pourquoi il faisait ça. Pourquoi semblait il si fâché ? Lunaire voulait lui dire de lâcher, mais il était incapable de parler, confus, craignant qu’on l’abandonne s’il essayait de s’échapper. Mais de la même manière, le regard de Kang Jun le terrorisait, il ne comprenait vraiment plus rien.

« Et ta propre autodestruction ne te fait pas peur ? »

Il lui jeta un regard interloqué, pas sûr de tout saisir. Enfin, tout cela jusqu’à ce qu’on lui attrape l’autre poignet, et fasse pression sur ses blessures couvertes, lui arrachant un frisson d’effroi. Il avait vu ? Il s’était automatiquement affolé, fuyant le regard de son aîné, persuadé qu’il allait se débarrasser de lui. Il avait complètement échoué. Il allait disparaître. Il allait finir tout seul. Mais il se laissait secouer, le regard complètement vide, se sentant partir de son corps. Il n’était même pas fâché qu’on lui fasse autant de mal, il se sentait juste seul, blessé, et incompris.

« Pense à toi, TOI, tu comprends ? »

Il était compliqué, de retenir les mots qui menaçaient de déborder, mais Lunaire les avait ravalé derrière un mur d’apathie. C’était comme si les mots étaient devenus opaques, incompréhensibles, lointains… Son esprit s’occupait d’ainsi le couper des choses qu’il n’était pas capable de gérer, le rendant plus ou moins spectateur perdu d’une scène où il n’arrivait même plus à reconnaître les protagonistes. Il n’existait tout simplement plus, il regardait un film sans exister. Mauvais spectateur, il ne reconnaissait aucun des sentiments qui se frayaient un chemin dans son cœur, se contentant de fixer la couette sur le lit avec confusion.
Il se laissa dans un premier temps manipuler, absent, le temps que son cerveau estime qu’il n’était plus en danger. Aucune pensée stable ne se formulait dans son esprit qui semblait juste saturer.
Il parvint toutefois à plus ou moins reprendre ses esprits, éprouvant une certaine inquiétude en sentant le visage de son ami dans son cou, craignant qu'il soit souffrant. Il n’était plus bien sûr de ce qui s’était passé après qu’il ait arrêté d’embrasser Kang Jun, comme si la suite était juste floue, impossible à atteindre sur le moment, scellée dans sa mémoire. Avait il dit quelque chose de blessant ? Il était incapable de le savoir. L’androgyne sentait toujours une légère pression sur un de ses poignets, qui l’inquiéta sur le moment : ce n’était pas vraiment agréable, il se sentait mal à l’aise. Qu’avait il fait de déplacé ? Il n’osait rien demander, plus que confus.
Lunaire tâchait d’analyser la situation, le cœur battant plus fort en sentant les baisers sur sa nuque. Il était rassuré de ne pas avoir été abandonné, se laissant ensuite embrasser, sa main libre allant se glisser dans la chevelure du manager, fermant les yeux pour profiter des lèvres pleines de son vis-à-vis. Tant pis, s’était il dit intérieurement, tant pis s’il ne comprenait pas tout. Au fond, était-ce si important ? Au pire, personne ne pourrait balancer l’autre. De toute façon, Lunaire n’était toujours pas certain que ce soit la réalité. Tout était un nuage de confusion, mais il tenait à y croire, même sans avoir les preuves.
S’abandonnant complètement à la suite, il céda le passage à la langue de son aîné, allant de lui-même approfondir le baiser, passant son deuxième bras maintenant libre derrière le cou de Kang Jun. Il sentait vraiment qu’au fond de lui, les choses devenaient toujours plus chaotique. Il commençait à avoir trop chaud, son corps réagissait bizarrement. Mais au fond, il avait l’impression d’en avoir absolument rien à faire, trouvant la situation trop plaisante pour s’inquiéter plus que ça. C’était une expérience comme une autre. Lune rouvrit toutefois les yeux, un peu perdu quand Kang Jun sembla ne plus trop supporter la présence de son pantalon, faisant légèrement rire le soliste tout contre les lèvres du manager. Il l’aida à s’en débarrasser, ne s’attendant toutefois pas trop à la suite. S’accrochant plus fermement au manager, il bredouilla avec inquiétude quand on lui en laissa l’occasion :

- J-Je suis trop lourd, tu vas te faire mal...

Il se ravisa en voyant le regard de l’autre jeune homme, se disant que peut-être que cette histoire allait un peu loin. Ou pas assez. Il ne fallait pas se voiler la face, le compositeur n’avait pas non plus que des idées innocentes en tête. Et disons qu’être collé à Kang Jun ne l’aidait pas à avoir des pensées plus sages, en considérant l’effet qu’il lui faisait. Il sentit la température encore monter quand il se retrouva sous son aîné sur le lit, perturbé par leur proximité et leur éloignement combinés. C’était plus compliqué pour l’embrasser, il avait un peu la flemme de se redresser…
C’est dans un élan complètement puéril que Lunaire se sentit prêt à bouder, se ravisant en sentant le manager embrasser son cou et s’aventurer sous son haut. Plus ça allait, plus il hésitait à décider de si c’était son cerveau tout seul ou Kang Jun qui le rendait le plus fou. Son toucher lui faisait perdre la tête, il en voulait toujours plus. La lucidité semblait s’enfuir petit à petit, les nouvelles sensations qu’on lui offrait manquant de lui arracher quelques sons qu’il parvenait encore avec peine à retenir.

« Tu veux que j'arrête ? »

La voix du manager sembla un peu le ramener sur terre, il papillonna des yeux quelques secondes, comme tiré d’une transe. Maintenant qu’il y pensait, qu’est ce qui était en train de se passer ? Pourquoi était-ce parti aussi loin ? Était-ce une bonne idée de continuer ? Le soliste songea inévitablement à la dame de l’accueil. Et si elle les surprenait ? Et puis, il se sentit soudainement nerveux en se souvenant de sa totale inexpérience pratique. Est-ce qu’il était prêt à aller aussi loin ? A bien y réfléchir, plus qu’il y a trois mois. Il était surtout anxieux à l’idée d’être un mauvais coup, ou qu’au final, son ami décide de le fuir le lendemain, incapable d’assumer ce qui s’était passé. Déjà, comment en était-ce arrivé là ? Les insécurités s’étaient mises à ramper à nouveau au fond de son âme. Pourquoi un homme aussi séduisant faisait il ce genre de choses avec lui ?
Il se redressa sur ses coudes, se décalant finalement pour échapper à Kang Jun sans lui apporté la moindre réponse. Ainsi, on pouvait aisément penser qu’il était en train de s’enfuir, qu’il allait se défiler. Ce serait presque crédible, il fuyait beaucoup. Et puis, la dernière fois aussi il avait déguerpit dès que ça avait commencé à devenir plus sérieux... Mais à bien y réfléchir, ce n’était pas son souhait ce soir là, même s’il avait des craintes.
Décidant de se débarrasser de son haut pour le laisser choir près du lit, il se tourna à nouveau vers Kang Jun. Il craignait un peu qu’il regarde trop ses bras, ou qu’il repère les cicatrices dépassant des bandages. Et puis, il n’avait vraiment pas envie d’en parler, il n’en était pas capable. Il s’approcha à nouveau, déposant tout doucement une de ses mains sur la surface qui lui avait semblé douloureuse le matin même pour son camarade. C’était quelque chose qui l’inquiétait depuis le début de la matinée, et il préférait vraiment savoir si l’autre jeune homme avait encore mal avant de continuer quoi que ce soit.

- Tu as encore mal ? J’ai remarqué que tu semblais souffrant ce matin. Je ne t’ai pas blessé tout à l’heure ? Demanda t-il avec inquiétude, s’affairant à le masser.

C’était peut-être préférable de veiller à ce que le manager des 7D ne fasse rien qui puisse lui faire plus mal. C’était important, que personne ne soit blessé, ça passait avant le reste pour le soliste, quoi qu’il arrive. Et puis, au final, Lunaire ne pu pas vraiment s’empêcher de voler un nouveau baiser à son compagnon de voyage, tout en s’appliquant pour l’aider à se détendre. Il ne voulait pas le laisser réfléchir trop longtemps, et surtout pas qu’il revienne vers un sujet dérangeant. Et puis, est-ce qu’il avait envie de simplement discuter avant d’aller gentiment dormir ? Non. Sinon, il allait vraiment se sentir trahit, ou au moins frustré. Sinon, se réveiller ? Vraiment, il espérait ne pas être en train de délirer. Il avait beaucoup trop peur que Kang Jun s’en aille, qu’il s’évapore. L’idée le rendait malade à nouveau, il avait besoin de s’accrocher à son existence.

- Tu sais, je crois que je peux te faire confiance, il esquissa un léger sourire, allant à son tour caresser la joue de Kang Jun dans un élan affectueux, J’ai un peu peur que tout disparaisse avant demain, ne me laisse pas dormir s’il te plaît.

Lunaire alla se serrer tout contre le torse brûlant de son vis-à-vis pour mordiller le lobe de son oreille gauche. Il craignait un peu de mal s’y prendre, restant attentif aux réactions de son ‘’ami’’. Il ne voulait pas être tout seul. Pas ce soir là. Il aurait trop peur de se retrouver confronté uniquement à lui-même. Il ne voulait pas croire qu’il avait blessé quelqu’un, ou que cette personne avait juste disparu. Il ne voulait pas que son monde ne redevienne qu’un espace aux formes floues, où rien ne lui prouvait que quoi que ce soit existait.
Ça lui faisait songer qu’il n’avait pas répondu à la question de Kang Jun. L’idée le rendit à nouveau nerveux, craignant qu’on lui en veuille, tandis que ses mains abandonnaient leur travail sur le cou douloureux du séduisant manager pour découvrir son corps avec un mélange de maladresse et de douceur. Il s'était également affairé à tendrement embrasser son cou, pour descendre vers ses clavicules, ne sachant plus trop où se mettre ensuite.
Le compositeur avait quelques idées peu raisonnables en tête, commençant à se dire que plus jamais on allait le voir comme un garçon innocent après tout ça. Il avait un peu l’habitude d’être pris pour un gamin naïf et paumé (...ce qu’il était), mais il tenait à ce que le manager n’ait pas que cette image en tête. Pourtant, il devenait peu à peu plus embarrassé, maladroit, ne sachant pas trop quoi faire de son excitation et de toutes les nouvelles choses qui l'assaillaient.
gabi le loup


Are you dead ? Sometimes I think I'm dead, 'cause I can feel ghosts and ghouls wrapping my head. But I don't wanna fall asleep just yet...
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